Les loups de haute mer

North Sea Hijack


ORIGINE
Grande-Bretagne
Les loups de haute mer Affiche

ANNEE
1980
REALISATION

Andrew McLaglen

INTERPRETES
Roger Moore
Anthony Perkins
James Mason
Michael Parks
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
SES DERNIERS ARTICLESSES FILMS FETICHES
La rivière de nos amours
Gungala vierge de la jungle
Un dollar entre les dents
Chacal
Un hold-up extraordinaire
Edward aux Mains d’Argent
Evil Dead
Le Seigneur des Anneaux
Rocky Horror Picture Show
The Killer

Critique Les loups de haute mer
{Photo 1 de Les loups de haute mer} Andrew V. Mc Lagen (1920 - 2014) commence sa carrière comme assistant réalisateur pour les pointures du western hollywoodien, travaillant aux côtés de John Ford, Budd Boetticher ou William Wellman. Souvent fort critiqué (il serait un simple suiveur de Ford sans personnalité), Mc Lagen réalise cependant des westerns qui, aujourd'hui, se revoient avec plaisir, en particulier ceux tournés au cours des années '60 comme LE GRAND McLINTOCK, RANCHO BRAVO ou LES GEANTS DE L'OUEST. La suite de sa carrière dans l'Ouest est moins convaincante mais pas déshonorante pour autant, de CHISUM aux CORDES DE LA POTENCE en passant par LE DERNIER TRAIN POUR FRISCO, bref, le cinéaste maintient vivante la tradition du western « classique » à u{Photo 2 de Les loups de haute mer} ne époque où triomphe surtout un western crépusculaire, cynique et violent symbolisé par le cinéma de Peckinpah.

En 1978, Andrew V. Mc Lagen livre les OIES SAUVAGES, un film de guerre doté d'un gros budget et d'un casting prestigieux basé sur une opération « commando » dans la lignée du classique LES CANONS DE NAVARONNE. Le succès du film encourage d'ailleurs, durant une petite dizaine d'années, les producteurs a livrer ce genre de long-métrages guerriers animés par des vedettes d'antan : LES OIES SAUVAGES 2, L'OURAGAN VIENT DE NAVARONNE, LES CHIENS DE GUERRE, DELTA FORCE, etc. assurent le spectacle, reproduit par les Italiens avec les plus modestes NOM DE CODE : OIES SAUVAGE ou HEROS D'APOCALYPSE. La mode, récupérée{Photo 3 de Les loups de haute mer} par les « gros bras » perdure avec COMMANDO, RAMBO 2 et autres PORTES DISPARUS.

De son côté, suite au succès des OIES SAUVAGE, Andrew V. Mc Lagen devint un petit spécialiste du « film de commando », décliné dans le film de guerre (LE COMMANDO DE SA MAJESTE, LA PERCEE D'AVRANCHES et RETOUR DE LA RIVIERE KWAI) ou, comme dans LES LOUPS DE HAUTE MER, adopte un schéma narratif proche du cinéma catastrophe. Jack Davis adapte ici son propre roman, « Esther, Ruth and Jennifer » au sujet d'une bande de terroristes menés par Anthony Perkins menaçant de faire exploser, s'ils ne reçoivent pas une forte rançon, deux stations de forage pétrolières situées en mer du Nord. Le misogyne et excentrique Rufus Excalibur ffolkes (Roger Moore), expert en contre-terrorisme, est chargé d'organiser une opération commando pour reprendre le contrôle de la plateforme.

Dans la lignée d'un TERREUR SUR LE BRITANNIC, le long-métrage (qui connut de nombreux titres, de « ffolkes » à « Assaut Force » en passant par « North Sea Hijack ») prend son temps pour présenter ses personnages, dominés par un Perkins toujours aussi dérangé et un Caine délicieusement British préférant de loin les chats aux femmes. L'ensemble apparait certes bavard et statique (le film passe plus de temps à donner la parole à ses protagonistes qu'à offrir les scènes d'action attendue) mais demeure agréable à suivre et plutôt bien ficelé. On regrette néanmoins que l'ensemble manque de tonus et apparaisse aussi plan-plan dans son déroulement, Mc Lagen se reposant totalement sur les épaules de Moore et Perkins. On peut se désoler du potentiel gâché d'un film qui aurait pu anticiper DIE HARD de quelques années ou apprécier l'ensemble pour un divertissement du samedi soir, plus sympathique que convaincant mais loin d'être désagréable. Ce qui n'empêcha pas l'inévitable homme de bon goût Roger Ebert de le sélectionner dans sa liste des pires sorties de 1980. Il n'avait pas dû visionner beaucoup de films cette année-là. Que cela n'empêche pas de voir ou revoir ce bon exemple de « cinéma de papa » nanti d'un casting de grande classe, majoritairement destiné aux fans de Roger Moore qui se délecteront de sa prestation cabotine.

Frédéric Pizzoferrato
12/04/2019
Bookmark and Share

Page précédente    Revenir en haut de la page    Imprimer   Creer PDF

Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
Vous aimez Les loups de haute mer ?
Trailer Les loups de haute mer
Moteur de recherche
Tout est bénévole – si ce n’est pas déjà fait, versez votre obole annuelle à l'association Sin'Art : 5 €