Les Poupées du Diable

The Devil Doll


ORIGINE
USA
Les Poupées du Diable Affiche

ANNEE
1936
REALISATION

Tod Browning

INTERPRETES
Lionel Barrymore
Maureen O'Sullivan
Frank Lawton
Rafaela Otiano
Critique Les Poupées du Diable
{Photo 1 de Les Poupées du Diable} Paul Lavon, un ancien banquier, s'évade du bagne en compagnie d'un scientifique qui a réussi à mettre au point une technique pour rétrécir les êtres humains. Lavon décide de retourner à Paris et d'utiliser cette technique pour laver son honneur et se venger de ses anciens associés qui l'ont escroqué...

THE DEVIL DOLL est un film bien curieux ou la parodie et le sentimentalisme « gnangnan » se côtoient sans vergogne. Tod Browning, à l'instar de son travail sur LA MARQUE DU VAMPIRE, semble beaucoup s'amuser à accumule{Photo 2 de Les Poupées du Diable} r les situations cocasses. Il reprend ici la structure narrative de l'un de ses grands succès : THE UNHOLY THREE. Dans ce film de 1925, intitulé en France LE CLUB DES TROIS, Lon Chaney, pour échapper à la police, se déguise en grand-mère.

C'est ici Lionel Barrymore qui prend un malin plaisir à se travestir et à cabotiner. Son personnage cherche à retrouver sa dignité et, par la même occasion, redonner la joie de vivre à sa fille. Cette dernière est campée par la belle Irlandaise Maureen O'Sullivan, célèbre pour avo{Photo 3 de Les Poupées du Diable} ir été Jane dans la série de films sur TARZAN avec Johnny Weissmuller. Le reste du casting est composé d'un grand nombre de seconds couteaux de qualité comme savait en produire le cinéma US de l'époque, à l'exemple de Frank Lawton (qui interprète ici Toto, le fiancé de Lorraine Lavon) qui joua, entre autre, dans THE RISING OF THE MOON de John Ford (1957). Toutes ces compositions savoureuses ne sont pas l'unique raison du succès de LES POUPEES DU DIABLE.

C'est bien entendu les SFX qui tiennent, ici, le haut de l'affi{Photo 4 de Les Poupées du Diable} che. Même s'ils peuvent paraître dépassés à l'ère du tout numérique, les effets spéciaux de THE DEVIL DOLL conservent encore aujourd'hui un charme fou. Certains morceaux de bravoure ont marqué à jamais les spectateurs, tel celui où un homoncule descend le long des branches d'un sapin de Noël. Le scénario, farfelu, fut rédigé à plusieurs mains dont celles du grand Eric Von Stroheim, celui qui fut le Beethoven du Napoléon de Sacha Guitry (1955).

En plus d'une pléthore de scénaristes, Browning s'entoure de ses collaborateurs habituels dont Cedric Gibbons à la direction artistique. La photographie, superbe, est signée Leonard Smith. Bien que LES POUPEES DU DIABLE soit un ravissement pour les yeux, il n'en demeure pas moins un film mineur dans la carrière de Tod Browning. Ce divertissement léger est toutefois emprunt d'un raffinement certain, à l'image de la filmographie de René Clair ; il serait donc dommage de passer à côté. D'autant plus que Browning ne signera ensuite plus qu'un seul film, le sympathique MIRACLE FOR SALE en 1939.

Jérôme Pottier
22/12/2009
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Jérôme Pottier
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