Mama Lova


ORIGINE
France
Mama Lova Affiche

ANNEE
2009
REALISATION

Thomas Szczepanski

INTERPRETES
Zuriel de Peslouan
Elsa Galles
Jean-Claude Dreyfus
Critique Mama Lova
{Photo 1 de Mama Lova} Thomas Szczepanski est un réalisateur courageux. Se lancer, scénario en main, dans l'aventure du premier long-métrage ressemble plus à une croisade qu'à une gentille promenade de santé. Une fois les financements obtenus, une première bataille est remportée, mais il en reste encore beaucoup à mener de front. Bref, quand un réalisateur passe par les voies traditionnelles du financement, il lui faut s'armer de courage...mais quand, à l'instar de Thomas Szczepanski, il décide de faire fi de tout ça et d'assumer son tournage avec les moyens du bord, sans aucun apport d'une chaîne de télévision ni du Centre N{Photo 2 de Mama Lova} ational du Cinéma, alors il paye sa liberté au prix le plus fort. C'est donc de cette façon que ce metteur en scène de courts-métrages et de clips passe au format long.

Délaissé par une mère mélancolique, Lucas a grandi dans un internat et poursuit actuellement un CAP de cuisine. Le jour de ses 20 ans, il décide de tout quitter et de retourner dans le sud à la recherche de son père et de ses racines. Durant son voyage, il va croiser le chemin de Lili, 27 ans, une jeune photographe qui, elle aussi, cherche à réunir sa famille éclatée. Pendant cette odyssée en France profonde, les deux personnages vont p{Photo 3 de Mama Lova} artager leurs tourments familiaux, et apprendre à se connaître, autant l'un sur l'autre, que sur eux-mêmes.

Dès les premières secondes, le sens du cadre de Thomas Szczepanski s'impose. Par le biais de lents mouvements de caméra, il implante un décor et un ton, nostalgique, qui ne quittera plus le film et se transformera en un spleen planant dès que le personnage quittera la ville pour un environnement bucolique. Film sensuel au sens premier du terme, sensitif et parfois contemplatif, sa photographie se fait envoutante, saisissant la nature comme le cadre d'une époque rêvée, parfaite et maintenant disparue. Vecteur poétique des songes du héros, un coquillage symbolise la porte entre ces deux mondes, celui, insouciant, de l'enfance auprès d'un père aimant et l'autre, terne, celui du passage à l'âge adulte auprès d'une mère distante et sur une pente décadente.

Cependant, une atmosphère forte ne fait pas tout un film, l'important étant aussi de raconter une histoire. C'est malheureusement à ce niveau que MAMA LOVA pèche. Si le casting s'en sort avec brio malgré un texte assez quelconque, le spectateur a lui, en revanche, beaucoup de mal à se passionner pour ce double parcours initiatique. Construit autour de séquences répétitives, le métrage lasse assez vite et ne parvient plus à réveiller l'attention, malgré, encore une fois, un vrai travail visuel. MAMA LOVA fini alors par ressembler à ces fameux films d'auteur « deux pièces-cuisine », à la différence notable que le traditionnel appartement parisien prend ici l'apparence d'une 2CV.

Ce premier film de Thomas Szczepanski révèle des qualités techniques indéniables, ainsi qu'un vrai talent pour la direction de comédien. Dommage, en revanche, d'avoir l'impression que le scénario a été signé par un étudiant de la FEMIS pressé d'écrire son autobiographie.

Nassim Ben Allal
09/08/2011
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Sueurs Froides.fr > Critique > Horizons
AUTEUR DE L'ARTICLE: Nassim Ben Allal
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