Nomads


ORIGINE
USA
Nomads Affiche

ANNEE
1986
REALISATION

John McTiernan

INTERPRETES
Pierce Brosnan
Lesley-Ann Down
Anna Maria Monticelli
Adam Ant
Mary Moronov...
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Côte
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Critique Nomads
{Photo 1 de Nomads} A Los Angeles dans un hôpital, une jeune infirmière doit soigner un homme couvert de blessures et parlant français. Avant de mourir, il lui murmure ses dernières paroles. L'infirmière se retrouve alors victime d'hallucinations, ce qui la pousse à enquêter sur ce patient : un ethnologue qui faisait des recherches sur une bande de blousons noirs.

Mine de rien, NOMADS est un long-métrage qui marque l'histoire du cinéma d'une pierre blanche : il s'agit de la première réalisation de John McTiernan, l'homme derrière les PREDATOR, PIEGE DE CRISTAL et A LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE. Avant cette période faste, McTiernan a concrétiser ce petit film indépendant pour se mettre en jambe. Une pellicule qui lui sert de brouillon. Nous retrouvons donc bon nombre d'éléments qui deviendront récurrents dans sa filmographie : les plans-séquences, les langues étrangères (Brosnan incarne un Français), le choc des cultures..

Datant de 1986,{Photo 2 de Nomads} le long-métrage semble influencé par une tendance du cinéma fantastique des années 70 et plus particulièrement par LA DERNIERE VAGUE (THE LAST WAVE) de Peter Weir. L'enquête de l'ethnologue Jean-Charles Pommier, incarné par Pierce Brosnan (vedette de la série REMINGTON STEELE à l'époque), rappelle celle de l'avocat David Burton, joué par Richard Chamberlain, dans LA DERNIERE VAGUE. Nous retrouvons une ambiance trouble où l'apparente plénitude dissimule une agitation qui menace à tout instant la tranqullité dépeinte. La scène où le couple visite sa nouvelle maison en est une bonne illustration. Alors que ce dernier s'extasie devant sa nouvelle propriété, un mouvement panoramique de la caméra nous révèle une tache rouge sur la porte du garage qui interrompt aussitôt l'allégresse de l'instant. L'anxiété est entérinée dès la seconde suivante par l'arrivée d'une voiture vrombissante conduite par des blousons noirs. Aussi bie{Photo 3 de Nomads} n dans la photographie que dans l'effet de temps en suspension, tout rappelle l'opus de Weir.

Néanmoins, dans la description de cette bande de voyous, nous sentons déjà poindre plusieurs caractéristiques du cinéma de McTiernan. En effet, la nature de ces prétendus hors-la-loi (les fameux « nomades » du titre) révèle bien des surprises et leur motivation devient très vite le centre d'intérêt de l'intrigue. C'est une situation que nous retrouvons dans PIEGE DE CRISTAL : DIE HARD, A LA POURSUITE D'OCTOBRE ROUGE ou encore BASIC, dans lesquels les personnages principaux (John McClane, Jack Ryan et Tom Hardy) sont des enquêteurs. Leur position les contraint à étudier leur nouvel environnement (lieux et personnes) afin de relever le défi imposé par l'intrigue, que ce soit une prise d'otage (DIE HARD), un vol de sous-marin (OCTOBRE ROUGE) ou un meurtre (BASIC).

D'autres amateurs du réalisateur pourront même y trouver les prém{Photo 4 de Nomads} ices d'images connus. En effet, NOMADS nous offre un avant-goût de la fameuse chute de Hans Gruber de PIEGE DE CRISTAL ou encore du traitement des futurs personnages féminins (l'infirmière Eileen Flax de NOMADS préfigure Holly Genero, à savoir la femme de John McClane, et ressemble physiquement à la Julia Osborne de BASIC). De son côté, la bande de blousons noirs annonce sous bien des aspects la troupe d'élite de PREDATOR (leur technique d'approche) et les terroristes des DIE HARD en raison de la menace qu'ils représentent.

Toutefois, comme tout premier essai, celui-ci regorge de défauts. On pense, tout d'abord, à cette narration au premier degré à cause de laquelle le récit flirte avec le ridicule. Au regard de sa carrière ultérieure, on peut concevoir que ce soit sur ce film que McTiernan s'est découvert un penchant pour la dérision, à l'occasion de quelques fulgurances qui prêtent justement à sourire. Le long-métrage conserve une tonalité sombre (Eileen Flax troublée par la mort de Pommier) mais une distance est perceptible. On pense au moment où, lorsque Pommier se fait repérer par les nomades qu'il photographie, ces derniers se prêtent au jeu. Cette courte scène, pendant laquelle les sujets du savant prennent des poses devant son objectif, renvoie à des séances photos de mannequin : une auto-dérision d'autant plus assumée par la présence d'une musique pop, l'attitude de Pommier et les éclairages en contre-jour. Enfin, le look de ces blousons noirs a aussi mal vieilli, ceux-ci sont habillés en rebelles des années 80, avec blouson de cuir et cheveux en bataille.

Malgré ces petites imperfections, NOMADS reste un long-métrage surprenant. Une première œuvre qui contient les germes de futurs classiques. Si le film accuse quelques baisses de régime, le récit reste captivant. En somme, il se révèle un préambule riche de promesses.

André Côte
15/03/2010
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