Pénétrations Méditerranéennes


ORIGINE
France
Pénétrations Méditerranéennes Affiche

ANNEE
1980
REALISATION

Jean-Marie Pallardy

INTERPRETES
Brigitte Lahaie
France Lomay
Jack Gatteau
Jean-Marie Pallardy
AUTEUR DE L'ARTICLE: Yannik Vanesse
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Critique Pénétrations Méditerranéennes
{Photo 1 de Pénétrations Méditerranéennes} Deux amis, sur un bateau, discutent de tout et de rien, tout en admirant le paysage qui défile devant eux. Tout en parlant, l'un d'eux se rappelle de ses dernières vacances méditerranéennes, faites d'orgies et de sexe.

Jean-Marie Pallardy continue de dévoiler sa carrière de réalisateur pornographique derrière le pseudo de Boris Pradley. En effet, l'acteur/réalisateur a oeuvré aussi bien dans l'érotisme soft que dans la série B plus classique, mais s'est laissé aller à quelques films totalement pornographique. Le coffret LES INEDITS INTERDITS DE BRIGITTE LAHAIE ET MARILYN JESS en dévoile cinq. Certes, ils sont d'une qualité technique aléatoire, car, très rares, ils proviennent d'archives abîmées, mais méritent amplement le détour, ne serait-ce qu'en tant que curiosités cinéphiliques. PENETRATIONS MEDITERRANEENNES, réalisé en 1980, prend à nouveau comme actrice la sublime Brigitte Lahaie mais, contrairement à un PRENDS MOI DE FORCE, elle est présente tout le métrage, en compagnie de la magnifique France Lomay. Jean-Marie Pallardy est aussi acteur de son film, mais, là encore tout comme PRENDS MOI DE FORCE, il ne participe pas part aux scènes de sexe. Il incarne à nouveau un protagoniste secondaire du métrage, ici un des deux amis sur le bateau.

PRENDS MOI DE FORCE avait cela de fascinant qu'au-delà de ses scènes de sexe délicieusement excitantes, Boris Pradley y construisait un univers assez déstabilisant. De part la musique décalée utilisée, l'histoire racontée et les particularités du village où se déroulait l'action, PRENDS MOI DE FORCE glissait dans un onirisme parfois sombre, entre rêve éveillé et horreur dédramatisée. PENETRATIONS MEDITERRANEENNES se révèle bien différant, dans le sens où il ne raconte en fait rien.

Les deux amis qui devisent sur le bateau, alors que la caméra s'attarde, tantôt sur eux, tantôt sur la mer ou la côte (certes très belles) semblent chercher, sans vraiment y parvenir, à instaurer un minimum de tenue aux scènes de sexe. En effet, les deux hommes parlent, racontent ce qu'ils aiment dans les vacances, glissent des allusions salace donnant lieu à quelques jeux de mots un peu lourd, l'un des deux paraissant quelque peu coincé.

Les moments pornographiques, très long, s'y glissent comme des flash-back, représentant les vacances en ces lieux de l'un des deux hommes. Mais rapidement, la partie scénario se révèle ne rien apporter au métrage, qui, au fil des alternances, devient finalement un gonzo d'un peu plus d'une heure. Reste que Brigitte Lahaie et sa comparse France Lomay, sont franchement excitantes et inoubliables. Leur beauté crève l'écran et, peu farouches, elles semblent prendre grand plaisir à s'amuser avec les deux hommes qui leur tiennent compagnie. Ces moments chauds se déroulent surtout dans la chambre d'un appartement, que ce soit sur le lit ou par terre, glissant jusque sur le balcon, mais, dans son dernier acte, Boris Pradley nous réserve une orgie au sein d'un club de danse.

Ces séquences de sexe sont rythmées par la musique et, si pour PRENDS MOI DE FORCE, le réalisateur paraissait avoir choisi avec soin une musique décalée, ici, le spectateur a l'impression que les techniciens ont choisi un CD de compilation, et l'ont laissé tourner. Ainsi, la musique peut changer du tout au tout en plein milieu d'un échange, et paraît oublier toute cohérence.

Au final, PENETRATIONS MEDITERRANEENES semble peu inspiré, dans le sens où Boris Pradley donne l'impression de laisser le film se dérouler tout seul, de manière très fonctionnelle, sans chercher à y insuffler d'idées particulières, ou d'univers spécifique. Pourtant, il parvient à livrer un métrage pornographique très efficace, et bien meilleur que la plupart des gonzo des années 2000. De plus, les deux actrices y sont éblouissantes et, de par leur seule présence, arrivent à fasciner et à transcender le matériau d'origine.

Yannik Vanesse
30/09/2014
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