Pretty Peaches 2


ORIGINE
Etats-Unis
Pretty Peaches 2 Affiche

ANNEE
1987
REALISATION

Alex de Renzy

INTERPRETES
Tracey Adams
Siobhan Hunter
Herschel Savage
Peter North
Ron Jeremy
Jamie Gillis
AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Chouvel
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Critique Pretty Peaches 2
{Photo 1 de Pretty Peaches 2} Peaches a vingt ans, vit chez sa mère divorcée, et a un petit ami prénommé Bobby. Elle rêve de s'émanciper sexuellement, mais Eunice (sa mère) ne semble pas disposée à parler de sexe à la maison. En désespoir de cause, elle va voir son père, Stanley, à son bureau. Ce dernier ne serait pas contre lui rendre service, mais il estime que sa fille devrait plutôt évoquer le sujet avec ses amis. Finalement, Peaches décide de se rendre chez son oncle Howard qui réside à San Francisco. Dès l'instant où elle sera prise en stop par un automobiliste plutôt sensible aux courbes généreuses de la jeune fille, Peaches pourra accéder à son désir le plus cher, et connaître les plaisirs de la chair.

De même que « BABY FACE 2 » était loin de valoir son prédécesseur, ce « PRETTY PEACHES 2 » n'est guère comparable au premier volet, et la peu charismatique Siobhan Hunter, dans le rôle de l'ingénue perverse, ne parvient pas à faire oublier Desiree Cousteau. Cela dit, il convient plus de blâmer Ale{Photo 2 de Pretty Peaches 2} x de Renzy que l'actrice principale pour expliquer la relative déception que constitue la vision de « PRETTY PEACHES 2 ». Relative, car les amateurs de hard américain pourront toujours se consoler sur les performances de deux figures incontournables du X des années 80, à savoir Tracey Adams et Peter North.

Née en 1959, de son vrai nom Deborah Blaisdell, Tracey Adams a écumé le porno US durant deux décennies ; et si elle est connue chez nous, c'est aussi parce que l'actrice tourna en France à la fin des années 80, sous la direction de Michel Barny avec « LES CHARMES SECRETS DE MISS TODD » et celle de Michel Ricaud avec le classique « LA FEMME EN NOIR ». Cette superbe rousse à la poitrine opulente fit également de la figuration dans un sympathique film d'aventures de Jim Wynorski, « THE LOST EMPIRE ». En dehors de sa parenthèse française, Tracey Adams a également joué avec quelques stars du cinéma bis venues tardivement au hardcore, à savoir Karin Schubert et Lilli Carati. Tale{Photo 3 de Pretty Peaches 2} ntueuse et expérimentée, il n'est guère surprenant que Tracey Adams (qui joue la mère) vole la vedette à Siobhan Hunter dans « PRETTY PEACHES 2 », prodiguant notamment des fellations remarquables à ses partenaires.

Peter North, quant à lui (dans le rôle de Bobby), est un phénomène du hard à plus d'un titre, d'une part grâce à sa longévité et sa productivité (plus de 1600 films depuis 1982 !), mais aussi pour une particularité qui lui valut les surnoms de « the cumshot legend », « Sperminator » et « the bucket » (le seau). En effet, l'acteur se fait remarquer, lors des scènes de sexe, par ses incroyables éjaculations, des jets de sperme spectaculaires durant lesquels il arrose véritablement ses partenaires. Doté d'un corps d'athlète et d'un visage avenant, Peter North (né Alden Brown) débuta sa carrière dans le porno gay, dans quelques films où il tenait des rôles passifs. Mais rapidement, il deviendra l'une des icones du X hétérosexuel, et on peut dire que toutes les stars fé{Photo 4 de Pretty Peaches 2} minines des années 80/90 ont connu Peter North, dont Traci Lords qui était alors mineure. La vision de « PRETTY PEACHES 2 » ne manque pas de confirmer en deux occasions que les surnoms de l'acteur ne sont pas usurpés, et les performances de Peter North sont toujours stupéfiantes, même lorsque l'on sait de quoi l'acteur est capable.

En dehors de ce duo qui mérite à lui seul la vision du film, on notera également la présence d'autres légendes du hard américain, à savoir Ron Jeremy (qui incarne un Oncle Howard complètement déjanté), Herschel Savage et l'incontournable Jamie Gillis, spécialiste des rôles déviants. Ici, il joue le rôle de la mère d'Howard, une mamie qui finit pas dévoiler la supercherie à Peaches en lui montrant son service trois pièces.

Alex de Renzy joue la carte de la comédie à outrance, pas toujours avec goût (la scène de Jamie Gillis déguisé en femme avec Siobhan Hunter est un clin d'œil pas vraiment réussi au conte du petit chaperon rouge). En tout cas, le réalisateur s'amuse à mettre en pièces la famille idéale américaine en multipliant les unions incestueuses à outrance. Ainsi, tour à tour, l'oncle Howard honore sa femme en compagnie de leur fils ; puis le même Howard s'occupe de sa belle-sœur Eunice pendant que Stanley (Herschel Savage) fait plus ample connaissance avec sa nièce Crystal. Cette dernière aura ensuite une liaison saphique avec sa cousine (Peaches), pour la livrer finalement à son père (Howard, donc).

Néanmoins, Alex de Renzy atténue fortement son sens de la provocation et le côté sulfureux de son histoire lors de la conclusion, transformant les aventures sexuelles de Peaches en simple rêve. La morale est sauve, si l'on peut dire.

Pour la petite histoire, le cinéaste tournera un troisième volet des aventures de Peaches en 1990 : « PRETTY PEACHES AND THE QUEST », avec encore Tracey Adams et Jamie Gillis. Mais l'inspiration qui avait animé de Renzy et consorts durant les seventies est désormais bien loin.

Philippe Chouvel
26/06/2010
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