Rencontre avec David Schmoeller : 3ème partie


Rencontre avec David Schmoeller : 3ème partie Affiche

AUTEUR DE L'ARTICLE: Sylvain Pasdeloup
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Critique Rencontre avec David Schmoeller : 3ème p
{Photo 1 de Rencontre avec David Schmoeller : 3ème partie} S.F : Pour en revenir à votre actualité, vous êtes de plus en plus rare dans le cinéma de genre. Comptez-vous y revenir bientôt ?

D.S : Je travaillerais dès demain dans le cinéma de genre si quelqu'un pensait à moi. Il y a un projet de ce style auquel je suis attaché qui s'appelle « Carnival nightmare » mais d'abord il faut que nous ayons le budget. Si nous réussissons à avoir le budget, alors nous pourrons le faire. C'est en résumé l'histoire d'une petite fille qui va au carnaval et qui se retrouve embarquée dans un cauchemar bien réel. C'est en résumé une histoire de maison hantée.

S.F : Par exemple, un passage par les Masters of horror serait-il possible ?

D.S : J'aimerais beaucoup y participer. Je ne sais pas si un tel projet va durer. Je pense que mon nom vient probablement après ceux de John Carpenter, ou John Landis, Stuart Gordon ou...L'Italien...Argento. Lui est un maître de l'horreur. Tous ces metteurs en scène ont participé à la première saison. Je ne sais pas s'il y aura une troisième saison. Si c'est le cas, je leur enverrai un script.

S.F : On a un peu l'impression que beaucoup de metteurs en scène de cette décennie sont maintenant réevalués mais pas vous. Le récent hommage dont vous avez fait l'objet à la cinémathèque française est-il un signe que la roue tourne ?

D.S : Je ne sais pas. Je ne crois pas que les gens dont vous parlez sont maintenant reconsidérés. Je crois qu'ils ont toujours été là. Et prenez John Carpenter, Tobe Hooper ou Wes Craven, ils ont tant de succè{Photo 2 de Rencontre avec David Schmoeller : 3ème partie} s qu'ils travailleront toujours et je n'ai jamais eu le succès qu'ils ont eu. « Tourist trap » a été redécouvert car, à l 'époque de sa sortie, il a été classé « PG ». Un film d'horreur, pour que les amateurs du genre aillent le voir, doit être au moins classé « R » donc le film n'a pas bien marché... Mais cela a permis au film de passer à la télévision. Le problème est que « Tourist trap » n'est pas un film que l'on passe à la télévision et des milliers d'enfants ont ainsi été terrifiés en le voyant... Après, Stephen King a dit que « Tourist trap » était son film de genre préféré. Tout cela a permis au film d'être redécouvert.

S.F : Vous n'avez jamais essayé d'entrer en contact avec Stephen King ?

D.S : J'ai essayé de passer par son agent mais je n'ai jamais réussi. Je n'ai pas dû pousser assez. Pourtant j'aurais adoré adapter certains de ses romans. Mick Garris, qui dirige les Masters of Horror a fait, lui, toute sa carrière en adaptant Stephen King.

S.F : Aujourd'hui, quel conseil donneriez-vous à un jeune qui a des idées et qui veut se lancer dans le cinéma de genre ?

D.S : Je pense que c'est une bonne période pour les jeunes réalisateurs. Il y a énormément de moyens de faire connaître son film. C'est difficile car on n'est jamais sûr où tout cela va aller mais l'équipement est disponible pour tous. Chacun peut faire son propre film maintenant. Pour ce qui est de pouvoir réaliser des longs métrages pour le cinéma, c'est une autre paire de manches. Tout le secteur est contrôlé par les studios e{Photo 3 de Rencontre avec David Schmoeller : 3ème partie} t l'argent engagé dans la production d'un film est énorme. Quand j'ai commencé ma carrière, vous pouviez faire un film à petit budget et avoir une sortie cinéma. Ce genre de film, maintenant, sort directement sur DVD et a un temps de vie très court.

S.F : En ce moment la censure américaine semble au repos en laissant sortir sans trop de restrictions « Saw 3 » et le dernier « massacre à la tronçonneuse », des films extrêmement gores. Pensez-vous que cette baisse de pression se poursuivra ? Quel est votre avis sur la censure ?

D.S : Actuellement, aux Etats-Unis, la réalité est la suivante : vous ne pouvez rien mettre de sexuel dans votre film mais vous pouvez y ajouter autant de violence que vous le souhaitez, ce que beaucoup jugent stupide. Or la commission de censure a été récemment attaquée pour toute la violence qu'elle laissait passer. Je ne pense pas qu'à l'avenir ils autoriseront plus de sexe mais ils vont certainement restreindre la violence à cause de ces critiques et pour que le gouvernement ne s'en mêle pas.

Si vous souhaitez faire un film avec beaucoup de violence vous récolterez un « X » ou alors vous l'aseptiserez et en ferez un « PG 13 », ce qui ne sera finalement pas une mauvaise chose.

S.F : Selon vous, ce serait une bonne chose de renforcer cette censure ?

D.S : Je ne suis pas membre de la commission de censure. Je considère par contre qu'une violence trop poussée dans un film n'est pas une bonne chose.

J'ai vu, à l'époque de « Full Moon » et particulièrement pour « Puppet Master», trop de lettres écrites par de jeunes enfants qui n'auraient jamais dû voir ce genre de films.

S.F : Pouvez-vous nous parler de vos deux derniers longs métrages, destinés à la jeunesse ?

D.S : Les deux derniers longs métrages que j'ai réalisés sont « Kingdom Secret » et « Mysterious Museum » et ils ont été produits par Charles Band. Nous les avons tournés en Roumanie. Les deux films racontent à peu près la même histoire, celle d'un groupe d'enfants qui sont transportés par magie au XVIème siècle en Roumanie. Ces films étaient surtout un prétexte pour aller tourner en Roumanie, où les coûts sont très peu chers.

Actuellement je tourne un nouveau court-métrage, appelé « Wedding day » qui se déroule entre Paris, Las Vegas et Singapour. J'ai déjà tourné la partie parisienne L'histoire de Paris commence par la vision d'une jeune femme vêtue de sa robe de mariée blanche. Elle se tient devant la Tour Eiffel et se répète à elle-même « Le jour de mon mariage a été le plus beau jour de ma vie ». Puis elle erre et la caméra la suit jusqu'à un cimetière. Elle fleurit une tombe, celle de son fiancé qui est mort quatre ans auparavant, quatre jours avant leur mariage. Elle s'est rendue aux funérailles en robe de mariée. Depuis elle commémore ce jour en se rendant tous les ans sur la tombe de son fiancé vêtue de sa robe. Puis arrive une dame qui entame une discussion avec la jeune femme.

Au début de la partie de Las Vegas, on voit une jeune femme sortir en robe de mariée, énervée, d'une des nombreuses chapelles de la ville. Elle est suivie par le témoin de son compagnon qui tente de la rejoindre. Puis elle erre en ville à la recherche d'un mari, toujours suivie par cet homme qui essaye de la raisonner. Et, alors qu'au début ils ne pouvaient pas se supporter, leurs sentiments évoluent au cours de l'histoire et ils commencent à s'apprécier mutuellement.

La partie à Singapour débute, elle, par une jeune femme qui s'apprête à se marier. Elle est en route pour l'église avec sa meilleure amie qui tente de la dissuader en lui disant « Tu sais, il ne te mérite pas » et d'autres choses dans ce style. Et la jeune femme lui répond « Oui, mais il m'aime... Et je l'aime aussi ». Sa meilleure amie finit par lui avouer qu'elle ne veut pas qu'elle se marie car, à cinq ans, elles s'étaient fait une promesse comme quoi, ce serait elle qui se marierait la première. Et la future mariée lui répond « Mais nous avions cinq ans quand nous nous sommes fait cette promesse ». Et cette dernière lui dit « D'accord, j'ai une idée et je vais te montrer à quel point mon fiancé tient à moi ». Donc elles arrivent à l'église et elles échangent leur tenue, c'est la meilleure amie qui porte la robe de mariée. Et elle demande au fiancé s'il veut se marier avec elle. Et il répond « Bien sûr ». C'est une simulation mais ainsi elle a la sensation de se marier la première. En tous les cas, la partie parisienne a très bien fonctionné. J'en suis très content. C'était très dur, il a fallu tourner si vite

Merci à Nassim Ben Allal et Frédéric Pizzoferrato pour leur aide

Sylvain Pasdeloup
22/12/2009
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