Revenge of the Crusader

Genoveffa di Brabante


ORIGINE
Italie, Espagne
Revenge of the Crusader Affiche

ANNEE
1964
REALISATION

José Luis Monter

INTERPRETES
Alberto Lupo
Maria José Alfonso
Stephen Forsyth
Ángela Rhu
Critique Revenge of the Crusader
{Photo 1 de Revenge of the Crusader} Réalisé en 1964 par l'obscur cinéaste José Luis Monter, cette coproduction italo-espagnole a été écrite par le grand réalisateur italien Riccardo Freda, à qui l'on doit quelques belles réussites comme L'EFFROYABLE SECRET DU DOCTEUR HICHCOCK et une poignée de péplum de qualité tel l'excellent MACISTE EN ENFER.

L'intrigue se montre pourtant assez classique et, pour tout dire, plutôt prévisible, même si l'une ou l'autre séquences assez cruelles (selon les standards de l'époque évidemment) portent indéniablement la marque de Freda, lequel a peut-être, selon certaines rumeurs, participé à la mise en scène de ce titre fort mineur mais pas désagréable pour autant.

Pratiquement tué lors d'une bataille, le comte Sigfrid tombe amoureux de la fille de son ennemi, la belle Genoveffa de Brabant qui le soigne durant sa conv{Photo 2 de Revenge of the Crusader} alescence. Rétabli, le comte décide d'épouser la demoiselle et retourne à son château profiter d'une nouvelle vie de bonheur. Malheureusement celui-ci sera de courte durée, le Roi priant ses meilleurs chevaliers de partir pour une nouvelle croisade en Terre Sainte. Sigrid demande à son ami, Golo, de prendre soin de son domaine et de veiller sur sa femme durant son absence mais l'ambitieux personnage tombe lui-aussi sous le charme de Genoveffa. Repoussé, Golo imagine un odieux stratagème pour accuser la jeune épouse d'adultère. Condamnée à mort, Genoveffa parvient toutefois à fuir avec l'aide de complices lui étant resté fidèle. Elle se réfugie ensuite dans la forêt où elle donne naissance à un enfant et vit en recluse...Les années passent et tous croient Sigfrid mort au combat mais, un jour, celui-ci revient au p{Photo 3 de Revenge of the Crusader} ays...

Alberto Lupo, figure récurrente du péplum, s'octroie le rôle principal de Sigfrid, ce croisé décidé à venger son épouse humiliée, jouée par Maria José Alfonso. L'inévitable méchant est, pour sa part, incarné par Stephen Forsyth, un Canadien ayant connu une brève carrière en Italie, passant du sous-James Bond LA MORT PAYE EN DOLLARS au giallo LE SIGNE ROUGE DE LA FOLIE avant de quitter la profession à l'orée des seventies. Forsyth n'hésite pas en faire trop mais sa composition outrée de sadique libidineux donne un peu de relief à un métrage sinon assez terne. Le manque de budget semble ainsi évident, que ce soit par les costumes de facture plutôt médiocre ou le nombre famélique de figurants, jamais à plus d'une quinzaine dans le cadre, ce qui atténue grandement le côté spectaculaire du film. Heureusement,{Photo 4 de Revenge of the Crusader} REVENGE OF THE CRUSADER bénéficie de la beauté des paysages espagnols et de la majesté d'une impressionnante forteresse médiévale afin de lui donner un peu de panache.

Assez chiche en action, le métrage se révèle davantage un drame fortement teinté de romance qu'un grand spectacle épique. Les scènes de combats s'avèrent ainsi plutôt rares et pauvrement chorégraphiées mais elles sont souvent ponctuées par une bonne pincée de sadisme et de cruauté. Coups d'épée ou de hache laissant une blessure sanglante, servante fouettée et torturée jusqu'à en perdre la raison, bébé en passe de se voir sacrifier, combat d'une jeune mère et d'un loup affamé, REVENGE OF THE CRUSADER montre, même timidement, son appartenance au cinéma bis italien et en annonce, certes bien gentiment, les excès de la décennie suivante. Dommage que l'usage maladroit de doublures très visibles, substituées aux principaux acteurs, atténuent la portée de ces séquences, de même que les maquillages très rudimentaires consistant en de simples barbouillages de peinture rouge sur les corps mutilés. Le manque de subtilité du scénario, les dialogues purement illustratifs et le manichéisme prononcé, associé à des personnages très schématiques et caricaturaux n'aident pas non plus à maintenir l'intérêt mais l'ensemble n'est pas déshonorant pour autant, juste d'une complète banalité.

Petite production pseudo-historique typique telle que la Péninsule en produisait à la chaine durant les années '60, REVENGE OF THE CRUSADER ne propose rien de particulier pour retenir l'attention mais se laisse voir d'un œil distrait par les nostalgiques et les inconditionnels du genre.

Frédéric Pizzoferrato
03/06/2010
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Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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