Severed: Forest of the Dead


ORIGINE
USA
Severed: Forest of the Dead Affiche

ANNEE
2005
REALISATION

Carl Bessai

INTERPRETES
Leanne Adachi
JR Bourne
Sage Brocklebank
Paul Campbell
AUTEUR DE L'ARTICLE: Nassim Ben Allal
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Critique Severed: Forest of the Dead
{Photo 1 de Severed: Forest of the Dead} Et un film de zombie écolo, un !

Certes, la recette n'est pas nouvelle puisque l'immense Bruno Mattei s'en était déjà servi comme alibi pour son cultissime VIRUS CANNIBAL, mais le cadre de ce SEVERED tranche radicalement avec les décors habituels de ce genre de films puisqu'il se déroule en quasi-intégralité dans une forêt. Produit par certains producteurs de SLITHER (chouette !) mais aussi de HOUSE OF THE DEAD et WHITE NOISE (double damned !), SEVERED démarre sur un pitch ultra-classique.

Alors que des activistes verts tentent d'empêcher une équipe de bûcherons de pénétrer dans une forêt exploitée par un conglomérat international, une autre équipe a déjà commencé à amputer la nature de quelques arbres. Bien mal leur en a p{Photo 2 de Severed: Forest of the Dead} ris : jamais les derniers pour augmenter leurs profits, les membres du conglomérat ont génétiquement modifié certains végétaux pour qu'ils poussent plus vite. Malheureusement pour eux, ils étaient loin d'imaginer que la sève sécrétée par ces arbres transformerait en zombie assoiffé de chair fraîche quiconque tâterait de cette sève mutante. Piégés dans les bois, activistes et bûcherons abandonnés par leurs employeurs qui ont bouclé le site n'ont plus qu'une seule chose à faire : survivre et courir.

Après une exposition sommaire, le film démarre sur les chapeaux de roues avec une première transformation de bûcheron en zombie, livrant là une première partie principalement axée sur l'action et l'horreur. Plusieurs clins d'&oel{Photo 3 de Severed: Forest of the Dead} ig;il sont d'ailleurs adressés aux grands classiques du genre, et même à l'apparition du tout premier zombie de la saga vidéoludique RESIDENT EVIL (sur Playstation) à travers une quasi-adaptation de la terrifiante séquence du jeu.

Partant ainsi armé, le film avait tout pour plaire.

Malheureusement, la suite sombre assez vite.

La réalisation s'avère rapidement paresseuse, ne suscitant un intérêt relatif que lors des attaques de zombies. Malheureusement, ces dernières sont toutes tournées de la même manière avec peu d'effets gores, ce qui achève de rendre les zombies peu effrayants. Pépère, le montage sacrifie aux effets de mode pour tenter, en vain, d'influer du rythme aux scènes d'horreur pure. Un montage qui de toute façon était bien mal engagé par une très mauvaise utilisation de la musique.

SEVERED ralentit alors sévèrement la cadence, en prenant une toute autre direction, certes intéressante mais déjà traitée en long, en large, en travers et surtout en mieux par Romero. Pour ceux qui ne s'en doutaient pas, le film tente alors lourdement de démon-trer au spectateur que l'homme est un loup pour l'homme : les multinationales ne pensent qu'aux profits, et les hommes, livrés à eux-mêmes, ne peuvent dès lors que s'entretuer alors qu'un ennemi commun (le bouc émissaire) aurait pu les rapprocher.

Chargée de clichés éculés et saupoudrée de quelques effets pour éviter l'ennui profond, la deuxième partie de SEVERED fait prendre conscience que le film n'avait qu'un pitch de moyen métrage ou, au mieux, de jeu vidéo décérébré.

Mais en voulant à tout prix délivrer un message vieux comme le monde en se servant de poncifs grotesques (les activistes écolos sont jeunes et semblent débarquer directement des années 70, les riches patrons sont vieux, bien habillés et finiront bien seuls au sommet), sans pour autant être généreux avec un public qui sait marier gore et message, le film perd complètement sa cible.

Bref, ni fun, ni gore, ni drôle, ni effrayant, SEVERED tend toutes les armes possibles et imaginables pour se faire battre par le public qu'il a choisi de cibler à coup de clins d'oeils et de références. Sans conteste, SEVERED est un film qui loupe le coche, et de loin.

Nassim Ben Allal
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°33
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