Slaughter of the Vampires

La Strage dei Vampiri


ORIGINE
Italie
Slaughter of the Vampires Affiche

ANNEE
1962
REALISATION

Roberto Mauri

INTERPRETES
Walter Brandi
Graziella Granata
Dieter Eppler
Gena Gimmy...
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Vernichon
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Critique Slaughter of the Vampires
{Photo 1 de Slaughter of the Vampires} Fut un temps où le cinéma italien rayonnait sur la production internationale. Mais s'il y eut des Rossellini, Visconti, Fellini ou encore De Sica, pour ne citer qu'eux, cette bonne santé a conduit les producteurs à investir le cinéma de genre, florissant à partir de la fin des années 50. Alors que la maison Hammer est toute puissante outre-Manche, avec ses films sur Dracula avec le duo mythique Christopher Lee-Peter Cushing, le cinéma transalpin s'inventait un territoire en marge du néoréalisme et surréalisme pour tourner à tour des bras et à petit budget des{Photo 2 de Slaughter of the Vampires} films d'exploitations recyclant la panoplie habituel de l'horreur, du fantastique, du western ou du péplum (ces films avec des gars qui se battent en jupette). Parmi les réalisateurs qui s'en sont dignement sorties, citons Mario Bava, grand directeur photo passé à la mise en scène, dont LE MASQUE DU DEMON (1960) demeure un exercice de style estimable, et ce même si l'homme est également responsable de nanars mémorables : LA PLANETE DES VAMPIRES (1965) pour ne citer que celui là.

Parmi ces faiseurs il y a Roberto Mauri, réalisateur qui dut toucher à tous les g{Photo 3 de Slaughter of the Vampires} enres, et qui signe en 1962 ce SLAUGHTER OF THE VAMPIRES, œuvre qui connut en son temps son petit succès.

Le plus étonnant demeure en fait que ce film se rapproche beaucoup plus du DRACULA de la Universal que ceux de la Hammer. Il y a ce désir rétro de mettre en scène un personnage beaucoup plus théâtreux, immobile, renvoyant beaucoup plus au muet qu'à la vitalité et la fougue du Comte de la firme anglaise. Comme tous les Dracula, l'histoire est la même : une jolie femme se fait ensorcelé par un Vampire, qui la mord, elle devient à son tour vampire...son mari n'y comprend rien... jusqu'à ce que débarque un savant, qui sachant tout sur tout, lui annonce qu'elle a été mordu par un vampire. Si ses intentions sont visibles, ce film n'a d'égal que l'ennui qui nous pèse en le regardant et la prétention avec laquelle Mauri voudrait mettre en scène cela. Le tout, et encore le mot est pompeux, est d'un tel ridicule (et même pas drôle le pire) qu'on finit rapidement par se désintéresser. L'acteur qui interprète le Vampire (Walter Brandi), un lourdaud d'un bout à l'autre au bord du fou rire, est aussi menaçant ou hypnotisant qu'une brouette (on a l'impression de voir déambuler un sadique sous acides ou un gentil érotomane !), là où Lugosi était fascinant et Lee impérial, à la fois majestueux et animal. Vous me direz, l'un était mit en scène par Browning, l'autre par Fisher...

Là est le syndrome du cinéma bis italien : des intentions mais incapable de dépasser le niveau d'un vulgaire film érotique. Et là, même pas un bout de seins - à moins que je dormais déjà -, malgré la présence de voluptueuses demoiselles.

Et si on se revoyait LE CAUCHEMAR DE DRACULA du père Fisher ?

Frédéric Vernichon
22/12/2009
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