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Tucker&Dale fighten Eli Craig Etats-Unis, Canada - 2010 |
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Carré blanc Jean Baptiste Léonetti France - 2011 |
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13 Assassins Jûsan-nin no shikaku Takashi Miike Japon - 2010 |
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A Serbian Film Srpski film Srdjan Spasojevic Serbie - 2009 |
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Exodus Otto Preminger USA - 1960 |
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Retreat Carl Tibbetts Royaume-Uni - 2011 |
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Faux Semblants Dead Ringers David Cronenberg Canada; USA - 1988 |
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Poursuite mortelle A lonely place to die Julian Gilbey Royaume-Uni - 2011 |
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Mega Shark vs Croco Christopher Douglas-Olen Ray USA - 2010 |
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Le Spectre Ecarlate The Crimson Ghost William Witney, Fred C. Banon USA - 1946 |
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Crash n' Burn The Devil Dare Me To Chris Stapp Nouvelle-Zélande - 2007 |
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Le Chinois Peter Keglevic Suède, Autriche, Allemagne - 2011 |
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24 heures chez les Rocketship XM Kurt Neumann USA - 1950 |
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Lost Continent Sam Newfild Etats-Unis - 1951 |
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Conan Conan 3D, Conan the barbarian Marcus Nispel USA - 2011 |
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Super James Gunn USA - 2010 |
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The Troll Hunter Trolljegeren André Øvredal Norvège - 2010 |
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Eyeborgs Richard Clabaugh Etats-Unis - 2009 |
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La lune de sang Bloody Moon, Die Säge des Todes, Colegialas violadas Jess Franco Allemagne - 1981 |
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Red State Kevin Smith Etats-Unis - 2011 |
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J’ai rencontré le d I saw the devil, Akmareul boatda Kim Jee-Woon Corée - 2010 |
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| ANNEE 1978 | ||||
REALISATION
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INTERPRETES
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| Critique Suor Emanuelle | ||||
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Venise. Le film s'ouvre sur deux religieuses en route pour une destination inconnue. L'une d'elles est Laura Gemser. En affichant dès le début cette star du film érotique de la fin des années 70, SUOR EMANUELLE annonce sans détour la couleur. Et nous ne serons aucunement déçu. Un riche Italien a découvert sa fille Monica dans les bras d'une autre femme. Devant son arrogance, il décide de la confier à une école religieuse. Il espère ainsi remettre sa progéniture dans le droit chemin, loin de la dépravation. Malheureusement, son initiative n'a pas les résultats escomptés. Pendant le voyage, Monica raconte ses expériences sexuelles multiples et variées. Ces propos choquants trouvent un étrange écho chez sœur Emanuelle qui est tout près de se laisser séduire. Très troublée par les avances de la jeune fille, elle tente de résister mais des envies érotiques la submergent de plus en plus souvent. A peine arrivée à l'institution, Monica couche avec sa voisine de chambrée. Plus tard, elle introduit dans l'école un homme qui se cachait dans les bois et l'installe dans le grenier. Elle manigance pour compromettre sœur Emanuelle, la mène en bateau et la met en présence de l'homme caché dans le grenier. Ils font l'amour. Puis ils tombent amoureux l'un de l'autre. Dans un très joli final, sœur Emanuelle entraîne Monica dans une cabane et l'attache. Elle la déshabille. Monica pense avoir gagné. Elle a réussi à perver tir sœur Emanuelle. Mais une surprise l'attend. Elle est attachée, offerte, orgueilleuse et sûre de sa victoire. Mais c'est l'homme qui sort de sa cachette et qui fait l'amour à Emanuelle.Cette dernière signifie ainsi à la jeune fille qu'elle ne l'a pas avilie. Elle a seulement fait prendre conscience à sœur Emanuelle de sa condition de femme enfermée dans la religion. Et puis hop, retournement de situation. Nous revenons au début, quand sœur Emanuelle introduit Monica pour la première fois dans l'école. Sœur Emanuelle réalise qu'elle a tout rêvé. Sa prise de conscience, sa recherche de la liberté, de l'ivresse des sens n'étaient en réalité qu'un rêve. Pendant que Monica fait la connaissance des autres pensionnaires de l'école dans la cour principale, sœur Emanuelle va dans sa chambre. Elle troque son habit de nonne contre une tenue sexy, libertine et colorée. Elle sort ainsi sous les yeux éberlués des nonnes et s'en va, le sourire aux lèvres. SUOR EMANUELLE est un petit produit sympathique. Je dirais qu'il est même la réalisation parfaite des rêves érotiques que nous faisons tous. Nous mettons bout à bout des scènes érotiques qui nous plaisent sans recherche de cohérence dans le scénario. Eh bien ici, c'est à peu près la même chose. Il s'agit de la mise en scène de fantasmes. L'histoire n'est qu'un prétexte à des femmes nues, à des situations libertines. Monica est d'une liberté sexu elle, de paroles et d'actes incroyables. Soucieuse de son plaisir, elle ne s'attache à personne. Elle se contente de séduire et de faire l'amour. Elle n'entretient aucune relation d'amour sincère. C'est une jeune fille très libérée. Elle peut être traitée d'égocentrique absolue, mais en même temps, elle est résolument moderne. Elle veut du plaisir, alors, elle le prend. Elle ne s'embarrasse d'aucune barrière morale, d'aucune question. Cruelle et aguicheuse, elle a parfaitement compris le pouvoir des sens. Elle maîtrise ce pouvoir. Elle brise les tabous et les principes moraux de ses « victimes ». Elle est scintillante. Personne ne lui résiste. Seule sœur Emanuelle tente de ne pas succomber. Mais c'est un combat titanesque. Sœur Emanuelle est, elle aussi, une femme sensuelle. Et finalement, son désir étant trop fort pour qu'elle l'ignore, elle choisira de répudier ses vœux et de quitter l'école religieuse. C'est un peu paradoxal, mais prisonnière de son désir sexuel, cela l'amènera finalement à se libérer de ses chaînes face à la condition de nonne.Que dire de ce film. L'histoire est un peu légère, c'est vrai et le retournement de situation, ma foi, maladroit et peu crédible. Mais bon, comme je l'ai déjà dit, la raison d'être de ce film est de mettre en scène une série de fantasmes. Alors la cohérence du scénario ou la richesse des personnages et des situations, c'est un peu du superflu. Monica estnéanmoins un personnage intéressant. Elle est cette fille libérée, sans complexe et qui aime l'amour. Elle est cette icône sexuelle parfaite que souhaiterait rencontrer tout homme qui se respecte. Un exemple : dans le train qui les emmène à l'école, sœur Emanuelle se réveille et Monica n'est plus dans son lit. Inquiète, elle passe dans les couloirs. Elle a déjà conscience de la nature très sensuelle de sa nouvelle petite pensionnaire, c'est pourquoi quand elle entend des gémissements de plaisir venir d'une cabine, avant même d'ouvrir la porte, elle sait déjà ce qu'elle va y trouver. Monica est là avec un parfait inconnu. C'est à cette occasion que nous avons la seule scène porno du film, une fellation. Une autre fois, Monica est sur la plage. Elle projette du sable sur trois hommes qui lézardent au soleil. Elle court gentiment pour leur échapper. Elle les attire dans un endroit calme et là se déshabille. Bien sûr, il n'en faut pas plus pour dérider nos gentils garçons. Sans inhibitions, elle séduit également sa timide et mijaurée camarade de chambre. Ensuite, elle rencontre lors d'un piquenique l'homme qui se cachait dans une cabane. Il est le cliché type du prisonnier évadé et traqué, homme solitaire et sans scrupules. Naturellement, Monica ne peut décemment pas résister à son charme viril et prometteur. Elle l'introduit donc dans le grenier et lui rend visite comme un seigneur rend visite à son harem, quand ça lui chante, comme ça lui chante. Cet homme est le véritable objet sexuel de cette nymphe. Les archétypes sexistes sont ici inversés et c'est assez plaisant. Surtout que, depuis le début du film, on ne voit que des filles s'effeuiller à volonté. C'est donc Monica qui mène la danse. Elle offre soeur Emanuelle à notre évadé de service car le tourment de cette dernière l'amuse. Mais loin de le regretter, sœur Emanuelle se prend au jeu de l'amour. L'une des plus jolies scènes, c'est quand, à la fin du film, Monica est attachée nue dans une cabane abandonnée au milieu des bois, le t-shirt remonté sous le menton et la culotte au bas des pieds. Ah le vieux fantasme de la cabane abandonnée dans les bois, les moustiques, les branches mortes et le vent qui souffle sur les fesses nues. Ce qui me fait dire que le seul propos du film est de mettre bout à bout des fantasmes est que la mise en scène de ces moments est très soignée, et les filles superbes. En effet, un soin particulier est apporté au placement de la caméra, aux évolutions des corps, au décor. Mais cela mis à part, le film est assez inepte. Son seul intérêt est donc les jolies filles. Il reste néanmoins très agréable à regarder si on est dans certaines dispositions d'esprit. Par contre, si on cherche le film à message, SUOR EMANUELLE est à éviter absolument, même si le personnage de Monica détonne par sa personnalité volage, légère, insouciante, pétillante et cruelle.
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| AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine | |
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