Tarzan défenseur de la jungle

Tarzan's savage fury


ORIGINE
USA
Tarzan défenseur de la jungle Affiche

ANNEE
1952
REALISATION

Cy Endfield

INTERPRETES
Lex Barker
Dorothy Hart
Tommy Carlton
Charles Korvin
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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Critique Tarzan défenseur de la jungle
{Photo 1 de Tarzan défenseur de la jungle} Cy Endfield (1914 - 1995) débuta sa carrière dans le théâtre et le scénario tout en étant également un magicien professionnel. Après la Seconde Guerre Mondiale, il accède au poste de metteur en scène et enchaîne les productions à petit budget avant d'être « blacklisté » par le FBI pour ses penchants communistes. Il s'exile alors en Grande-Bretagne. Outre la série télévisée « Les aventures du Colonel March » d'après John Dickson Carr (dont trois épisodes sont compilés pour une sortie sur les grands écrans), on se souvient surtout d'Enfield pour son adaptation de L'ILE MYSTERIEUSE dont les effets visuels sont signés Ray Harryhausen. On lui doit aussi l'excellent film d'aventures ZOULOU et le curieux DE SADE, produ{Photo 2 de Tarzan défenseur de la jungle} ction érotico-auteurisante sous l'égide de Roger Corman. Son unique contribution à la saga Tarzan reste sans doute une des plus plaisantes depuis la reprise en main du personnage par Sol Lesser et la RKO. Ce fut malheureusement un échec immérité au box-office.

L'intrigue, sans surprise, envoie le cousin de Tarzan, Oliver Greystoke, en Afrique. Celui-ci espère retrouver Tarzan et découvrir un important trésor en diamants mais, malheureusement, son guide, Roskov, le supprime avant d'obliger un certain Edward a personifié le défunt Lord Greystoke dans le but évident de flouer le Seigneur de la Jungle. Bien sûr, ce-dernier se méfie immédiatement de Roskov (en réalité un infâme communiste aux services d'une puissance ennemi non nommée mais évidente !) et de sa gâchette facile. Toutefois, pressé par Jane qui voit dans les diamants un moyen pour l'Angleterre d'assurer la paix (!), l'Homme Singe accepte d'aider son supposé cousin à mettre la main sur les joyaux.

Aux côtés d'un Lex Barker, rôdé au rôle de Tarzan, le film invite Dorothy Hart (I WAS A COMMUNIST FOR THE F.B.I.) pour camper Jane. Ce sera la dernière apparition de l'actrice sur les grands écrans. Pour suppléer à l'absence de Boy depuis quelques épisodes, TARZAN DEFENSEUR DE LA JUNGLE confie à un gamin nommé Tommy Carlton, dont ce sera l'unique contribution au Septième Art, le personnage de Joey, un jeune Américain orphelin (« toi parler anglais, toi Anglais »déclare Tarzan) désirant être adopté par l'Homme Singe.

Si ce seizième ( !) film n'apporte pas grand-chose à la saga, il rappelle toutefois, pour la première fois, les origines aristocratiques d'un Tarzan plus bavard de coutume et, par conséquent, un rien plus fidèle à ses bases littéraires imaginées par E.R Burrough. Quelques scènes efficaces et étonnement cruelles fonctionnent agréablement, comme cette tribu d'indigènes utilisant de jeunes enfants comme appât pour chasser le crocodile.

Mené sur un rythme correct, TARZAN DEFENSEUR DE LA JUNGLE laisse également moins de latitude à Cheeta et restreint l'humour envahissant des précédents épisodes. Le ton se veut donc plus sérieux même si l'intrigue n'innove pas vraiment, remplaçant la menace nazie du TRIOMPHE DE TARZAN, sorti dix ans plus tôt, par un nouveau péril : le communisme contre lequel se dresse Tarzan et l'Angleterre. Ironique lorsqu'on connait les sympathies gauchistes de Cy Endfield qui le forcèrent ensuite à l'exil. L'Homme Singe et ses amis affrontent d'autres dangers : crocodiles, tribus féroces (dont certaines cannibales), désert, hippopotames,...Typique du serial mais divertissant.

Le tout se regarde donc sans ennui pour les nostalgiques même si ceux-ci n'auront guère de surprise à suivre cette intrigue très linéaire et prévisible quoique suffisamment mouvementée pour ne jamais ennuyer. Probablement le meilleur des cinq « Tarzan » de Lex Barker

Frédéric Pizzoferrato
11/09/2013
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