The Clinic


ORIGINE
Australie
The Clinic Affiche

ANNEE
2010
REALISATION
James Rabbits
INTERPRETES
Tabrett Bethell
Andy Whitfield
Freya Stafford
Clare Bowen
Critique The Clinic
{Photo 1 de The Clinic} Découvrir un nouveau film de genre australien est une expérience palpitante. En effet, ce type de cinéma, quand il nous parvient des antipodes, est toujours empreint d'une saveur exotique que l'on espère à la fois différente tout en la souhaitant dans la même lignée que ses illustres ancêtres. S'il s'agit en plus d'un premier long, réalisé dans la foulée d'un court-métrage prometteur, les battements de cœur du spectateur s'accélèrent à mesure que s'éteignent les lumières de la salle.

A la veille du Noël 1979, Cameron et sa fiancée Beth, enceinte jusqu'aux yeux, traversent l'outback australien, pour rejoindre les parents de Beth et réveillonner avec eux. Après avoir failli être percuté par un camion pour cause d'endormissement au volant, Cameron décide de s'arrêter pour la nuit. Beth et lui trouvent alors re{Photo 2 de The Clinic} fuge dans le seul motel du coin. Tiraillé par la faim alors que sa douce et tendre sombre dans un sommeil réparateur, Cameron la laisse dormir et essaye de trouver un endroit où faire les courses. De retour bredouille au motel, il découvre sa chambre vide : Beth a disparu sans laisser de traces et bien sûr, le veilleur de nuit n'a rien vu. Et tandis que Cameron se démène pour obtenir de la police locale de lancer les recherches, Beth se réveille nue, dans une baignoire pleine de glace, placée dans un hangar. Sur son ventre, des points de suture tout frais : son bébé à naître lui a été enlevé...

C'est un fait bien connu de tous, ou du moins du public de fidèles du cinéma déviant australien : entre les kangourous et les ploucs, l'outback est peuplé de créatures pas franchement amicales. Et malgré un soleil de plomb{Photo 3 de The Clinic} , il s'en passe des vertes et des pas mûres... . Situer son film en 1979 (car « inspiré de faits réels » s'étant déroulés à l'époque) est confortable : en effet, on ne s'embarrasse pas de moyens de communications divers et variés qu'il va falloir s'employer à désactiver afin de maintenir le suspens intact. Malheureusement, deux petits anachronismes viennent parasiter cette mise en place : d'une part, des moniteurs de surveillance de la marque Sony dernier cri 2010 et ensuite...les sympathiques prothèses mammaires de la comédienne Tabrett Bethell (ancienne cheerleader, vue dans la série L'EPEE DE VERITE) dont la rondeur de balles de tennis estampillées stars du X des années 2000 font tâche. Et à part ça ? THE CLINIC s'avère être une excellente surprise. Techniquement irréprochable, profitant de la beauté des paysa{Photo 4 de The Clinic} ges naturels sans pour autant sombrer dans la carte postale, James Rabbitts fait preuve d'une grande maitrise et parvient toujours à servir un scénario qui ne va jamais clairement là où on l'attend. Mystérieuse et surprenante, l'histoire aurait pu se résumer à de longues déambulations dans les couloirs d'un ancien abattoir reconverti en clinique sauvage, mais très vite, le présupposé de départ, dérivé d'une légende urbaine bien connue, glisse vers des chemins de traverses pour proposer une œuvre cross-genre. Victime, l'héroïne se reprend très vite en main et se lance à la recherche de son bébé tout en s'alliant à d'autres futures mamans amputées de leur progéniture et errant dans cette prison à ciel ouvert dont le grillage est infranchissable. Tour à tour film de disparition, film de couloir et slasher comportant son lot de surprises, THE CLINIC se laisse regarder avec plaisir, jusqu'au twist final, sobre, efficace et inattendu par sa noirceur. Malheureusement, comme s'il se sentait coupable de nous asséner autant de coups de massue sur la tête, le réalisateur tire à la ligne sur les dernières minutes, pour achever à tout prix son film sur une note positive et optimiste. La seule véritable erreur de cette série B efficace et attachante qui permet également de retrouver le comédien Andy Whitfield, héros de la première saison de la série SPARTACUS et qui se bat depuis contre le cancer. Premier film, coup d'essai réussi pour James Rabbits qui, on l'espère, persévèrera dans le genre.

Retrouvez nos chroniques de l'Etrange Festival 2011.

Nassim Ben Allal
18/09/2011
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AUTEUR DE L'ARTICLE: Nassim Ben Allal
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