The Entrance, Wicked Flowers, Simon Says


The Entrance, Wicked Flowers, Simon Says Affiche

AUTEUR DE L'ARTICLE: Philippe Delvaux
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Critique The Entrance, Wicked Flowers, Simon Says
{Photo 1 de The Entrance, Wicked Flowers, Simon Says} Tuer n'est pas jouer: THE ENTRANCE versus WICKED FLOWERS versus SIMON SAYS

"Tuer n'est pas jouer". Ce pourrait être le thème de la programmation du dimanche 8 avril au 25e Festival du film fantastique de Bruxelles: trois films en déclinent en effet la sentence (dans tous les sens du terme):

THE ENTRANCE

Venu du Canada, cette histoire de piège dans lequel sont enfermé plusieurs personnes et dont seul le dernier survivant pourra sortir semble évoquer le CUBE de Vincent Nathali. Mais à sa vision, le film de Damon Vignale sait s'éloigner de ce modèle pour créer son monde propre, lequel devrait, par son final en cliffhanger, permettre à l'œuvre de se transformer en franchise. Le scénario joue sur trois lieux emblématiques du cinéma fantastique: tout d'abord, le commissariat de police où se déroule l'interrogatoire. Nous somm{Photo 2 de The Entrance, Wicked Flowers, Simon Says} es encore dans un univers purement réaliste. Vignale prend donc la direction du film de confrontation psychologique où le policier doit tenter de percer le jeu d'un adversaire manipulateur. Ce type d'histoire, toujours appréciée des scénaristes était encore au centre du LIKE MINDS, programmé samedi. Ensuite, l'action se déplace dans le parking souterrain où le diable s'amuse de la mise à mort des participants au "jeu". Damon Vignale s'abstient cependant de trop mettre l'emphase sur lesdits jeux (assez banals au demeurant) et ne s'attarde pas plus à leur mise à mort. Il préfère filmer la peur des sacrifiés. Les souterrains où autres industries abandonnées sont un autre des classiques de l'action fantastique contemporaine. Ultime étape, l'action se déplace dans un home vieillot et abandonné (qui a dit FRAGILE ?) qui complète le panel des "must{Photo 3 de The Entrance, Wicked Flowers, Simon Says} see". Au final, sans révolutionner le genre, Damon Vignale livre une œuvre plaisante.

WICKED FLOWERS

Le CUBE de Vincent Nathali est à nouveau évoqué (ou plutôt "invoqué") pour ce jeu de la mort dans un endroit confiné. Encore que, Japon aidant, on pense aussi au BATTLE ROYAL de Kinji Fukasaku, si ce n'est que les participants ne doivent pas s'entretuer. Les rébus soumis par le biais de scénettes du théâtre Kabuki auraient pu être LA bonne idée du métrage si leur utilisation trop répétée n'avait fini par lasser. Dans ce genre hautement improbable, l'équilibre est difficile à atteindre et la "suspension d'incrédulité" peut très vite s'effondrer. Intrigué au début, le spectateur risque cependant vite de déchanter et de décrocher d'une interminable visite de salles identiques (bravo pour les économies sur le décors) où nous e{Photo 4 de The Entrance, Wicked Flowers, Simon Says} st invariablement présenté une énigme. L'explication finale est en outre des plus improbable. Une déception donc.

SIMON SAYS

Et zou, nous terminons la journée par le film de minuit, horaire qui au BIFFF est réservé aux films plus gores.

SIMON SAYS pourrait se traduire par "Jacques a dit", du jeu de notre enfance. Stanley/Simon, psychopathe schizophrène joue en effet à massacrer les campeurs de la région en accompagnant ses actes de la fameuse phrase.

Le film de William Dear (Big foot et les Andersons) emprunte immédiatement le chemin de la comédie d'horreur, ce qui évite d'avoir à chercher une intrigue originale: il suffit de reprendre les grandes lignes du slasher et de leur ajouter une dimension décalée. A nouveau, tout est une question d'équilibre mais, contrairement à WICKED FLOWERS, William Dear transforme l'essai. Pour peu que vous soyez réceptifs au côté comique de la chose, vous passerez un bon moment, autrement... vous passerez votre chemin. Précisons que si nous utilisons le terme comédie, nous restons à 1000 lieues des pitreries Troma ou autres SCARY MOVIE. Le décalage provient plus de la comédie de situation, de bons mots et de la reproduction de tous les codes du genre: le camping en forêt par une bande de jeunes abrutis (caractérisés jusqu'à l'archétype: le musclor, le drogué cool, la salope, la pimbêche et la courageuse), le lunatique psychopathe qui tient le magasin d'outils... d'où il conçoit se machines à tuer: des formidables balistes lance pioche. L'idée, complètement loufoque suscite l'hilarité.

"Tuer n'est pas jouer" disions-nous. En ce qui nous concerne, nous partons rassuré: n'avons-nous pas appris que "jeux de mains, jeux de vilains" ?

Philippe Delvaux
22/12/2009
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