The Exterminator

Le Droit De Tuer


ORIGINE
USA
The Exterminator Affiche

ANNEE
1980
REALISATION

James Glickenhaus

INTERPRETES
Robert Ginty
Christopher George
Samantha Eggar
Steve James
Tony DiBenedetto
AUTEUR DE L'ARTICLE: Vincent TRAJAN
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Critique The Exterminator
{Photo 1 de The Exterminator} Un hold up. Voilà comment on pourrait qualifier THE EXTERMINATOR, le film de James Glickenhaus au tout début des 80's.

En effet, après avoir connu un bel échec commercial avec son premier film THE ASTROLOGER en 1975, le réalisateur décide dès 1980 de changer son fusil d'épaule avec THE EXTERMINATOR via un parti pris ouvertement radical et agressif afin de faire appel au plus bas instincts du cinéphile des 80's en mal de sensations fortes. Ainsi, James Glickenhaus a décidé de mettre en place un scénario minimaliste avec peu de dialogues pour se concentrer sur un seul point : l'action violente. Pour ce faire, le bonhomme décide de surfer allègrement sur le genre vigilante initié dès 1974 par UN JUSTICIER DANS LA VILLE avec une pointe de psychologie à base de guerre du Vietnam. Un cocktail{Photo 2 de The Exterminator} explosif qui va attirer le public en masse dans les salles obscures et faire de THE EXTERMINATOR un des films les plus populaires du début des 80's et qui reste encore à l'heure actuelle, un film de série B de référence malgré un scénario aussi fin que du papier de cigratte.

John Eastland (Robert Ginty) et Michael Jefferson (Steve James) sont deux vétérans du Vietnam vivant à New York. À la suite d'une agression d'une violence extrême, Michael se retrouve à l'hôpital entre la vie et la mort. Assoiffé par un désir de vengeance envers ceux qui ont osé s'en prendre à son meilleur ami, John va traquer ses agresseurs et mettre fin à leurs jours. Peu à peu il va se transformer en justicier de la ville en faisant disparaître tous ceux qui par l'argent, la perversion ou la violence anéantissent{Photo 3 de The Exterminator} la ville de New York.

Dès les premières minutes du métrage nous présentant un flash-back de la guerre du Vietnam où nos deux héros sont capturés par des Vietcongs qui torturent des prisonniers, James Glickenhaus n'y va pas avec le dos de la cuillère et nous envoie au visage une décapitation à la machette ! Autant dire que le réalisateur pose d'entrée de jeu les jalons de ce que va être le reste du film : une surenchère de violence aussi incontrôlable que parfois incontrôlée.

De retour dans un New York putride et glauque, John et Michael exerce un métier ingrat en totale inadéquation avec les services rendus par les deux ex marines qui se trouvent dans une situation précaire presqu'en marge d'une société qu'ils ne comprennent plus. De fait, suite à l'agression de Michael, John va tout{Photo 4 de The Exterminator} de suite perdre pied et se transformer en une bête avide de violence : peu à peu l'homme va devenir un justicier aux méthodes expéditives qui dépasse le cadre de la simple vengeance de son ami pour s'en prendre à tous les pourris d'une société corrompue sans distinction aucune (du simple voyou au mafieux en passant par le dealer, tout le monde y passera).

Du coup, du vigilante à la morale stricte, notre "héro" prend la forme d'un véritable serial killer prêt à dézinguer la manière la plus horrible qui soit "les cellules cancéreuses" de New York...

Bref, THE EXTERMINATOR prend vite la forme d'un film totalement décomplexé au parti pris violent et assumé. Et c'est paradoxalement cette surenchère ouvertement outrancière qui fixe les bases solides du métrage en contrebalançant une narration assez aléatoire et pas mal invraisemblances scénaristiques flagrantes (l'exterminateur semble avoir un don d'ubiquité !).

Ainsi, l'action quasi permanente du film fait office d'un cache misère efficace plutôt salvateur car force est de constater que la direction d'acteur n'est pas géniale (Robert Ginty est monolithique à souhait) et que les plans ne sont pas toujours très inspirés...

Ceci étant, THE EXTERMINATOR est un produit de son temps qui retranscrit à merveille la violence d'une société Américaine toujours sonnée par la défaite du Vietnam, totalement incapable de faire face au fléau de la drogue et qui ne sait pas canaliser sa propre violence.

En ce sens, on peut dire que James Glickenhaus a touché du doigt les problèmes du moment... mais sans y apporter une réelle solution !

Vincent TRAJAN
25/10/2016
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