The Owner

El Propietario


ORIGINE
Argentine
The Owner Affiche

ANNEE
2008
REALISATION

Javier Diment
Luis Ziembrowski

INTERPRETES
Jimena Anganuzzi
Carla Crespo
Mario Das Arias
Luis Ziembrowski
Critique The Owner
{Photo 1 de The Owner} Métrage à tout petit budget, THE OWNER nous provient d'Argentine et développe une intrigue très simple jouant la carte du thriller glauque, ponctué de quelques scènes sanglantes ou érotiques. A l'origine conçu pour la télévision dans le cadre d'une anthologie intitulée « 200 Years », le métrage attira l'attention de distributeurs étrangers qui décidèrent de lui donner sa chance et lui offrirent une certaine visibilité. Quoiqu'il s'agisse d'un téléfilm, THE OWNER ne lésine pas sur la nudité féminine (y compris intégrale et full frontal !), les passages « sexy » entre filles et les moments bien sanglants. Bref, l'origine première du film, à savoir la petite lucarne, ne doit pas dissuader les amateurs de cinéma déviant qui y trouveront certainement leur compte en matière de scènes chocs{Photo 2 de The Owner} .

Travaillant pour une série télévisée à succès, une jeune actrice lesbienne emménage dans un nouvel appartement, lequel a été secrètement équipé de nombreuses caméras de surveillance par son propriétaire. Ce dernier ne se contente bientôt plus d'observer la belle dans ses ébats sensuels et décide d'y prendre une part active. Pour ce faire, il répand, chaque soir, un gaz destiné à endormir la demoiselle. Une fois celle-ci assoupie, le pervers proprio s'introduit chez elle pour la violer. Au petit matin, la comédienne à tout oublié et le manège se poursuit plusieurs semaines. Cependant, la jeune femme tombe finalement enceinte des œuvres de son violeur mais, glissant de plus en plus dans l'hystérie religieuse, elle se persuade que Dieu la choisie pour enfanter d'un nouveau Mes{Photo 3 de The Owner} sie, un « cadeau fait à l'humanité ».

Très court (environ une heure et quinze minutes), THE OWNER n'en semble pas moins un peu longuet et l'intrigue tourne rapidement en rond, faute de développer ses principaux protagonistes. Entre une héroïne en pleine crise de foi se prenant pour la version lesbienne de la Vierge Marie, sa petite amie jalouse finissant généralement sur le palier et un sadique sans épaisseur, le métrage ne propose aucune véritable surprise et l'intrigue, minimaliste, suit doucement son chemin jusqu'au climax, là aussi très prévisible. Les scènes de viols, filmés platement, se succèdent et lassent rapidement même si le cinéaste a le bon goût de ne pas trop verser dans l'exploitation complaisante. Difficile cependant de compatir au calvaire de l'hystérique et souven{Photo 4 de The Owner} t pénible héroïne, surtout lorsqu'elle sombre dans un délire mystique et inscrit, sur toutes les surfaces de son appartement, « Dieu est tout ».

THE OWNER se distingue néanmoins par la prestation très intéressante de Mario Das Aria, lequel joue avec beaucoup de retenue un voisin pervers, monstrueux et pathétique, d'apparence parfaitement normal et anodin. D'abord simple voyeur, puis violeur sans émotion, notre malade finit par se construire une étrange relation de couple, s'occupant de sa victime endormie avec attention et même tendresse. Des passages intéressants mais le cinéaste rate plusieurs occasions de développer cette thématique et semble survoler un sujet sulfureux qui aurait nécessité plus d'implication.

Face à ce « sadique tranquille », la jolie Jimena Anganuzzi n'hésite pas à se mettre à nu, au propre comme au figuré, même si son interprétation se montre moins convaincante, en particulier lors d'un final sombrant dans l'hystérie et sans doute trop précipité pour emporter l'adhésion. Dommage car, avec davantage de nuances et de développement, THE OWNER aurait sans doute été beaucoup plus vénéneux et consistant.

Entre le thriller, le film « érotique », le drame psychologique et l'horreur réaliste (parfois proche du torture porn, ne serait ce que par la présence d'une sous-intrigue tournant autour des snuff movies), THE OWNER reste une curiosité parfois intéressante mais qui laisse cependant le spectateur un peu sur sa faim. A voir pour les plus aventureux ou les cinéphiles avides de découvrir une production méconnue en provenance d'Amérique du Sud.

Frédéric Pizzoferrato
28/01/2011
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Sueurs Froides.fr > Critique > Indie Eye
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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