The Strange Vice of Mrs Wardh

Lo Strano vizio della Signora Wardh


ORIGINE
Italie
The Strange Vice of Mrs Wardh Affiche

ANNEE
1971
REALISATION
Sergio Martino
INTERPRETES
George Hilton
Edwige Fenech
Conchita Airoldi
Ivan Rassimov
Alberto de Mendoza
Critique The Strange Vice of Mrs Wardh
{Photo 1 de The Strange Vice of Mrs Wardh} Julie (Edwige Fenech) s'est mariée avec Neil (Alberto de Mendoza) pour fuir Jean (Ivan Rassimov), un amant avec lequel elle entretenait une relation passionnée mais violente. Jean continue néanmoins de la harceler. Pendant que son mari travaille et ramène l'argent à la maison, Julie rencontre un bellâtre, George (George Hilton), qui ne cesse de lui faire des avances. Après quelques refus pour la forme, la belle Julie cède aux avances de George. Elle ne se rend pas compte que quelqu'un observe leurs ébats. Le voyeur passe un coup de téléphone à Julie et exige qu'elle lui remette 20 000 schillings si elle ne veut pas qu'il raconte ses folles escapades à son époux. Carol (Conchita Airoldi), décide d'aider son amie Julie, d'autant plus qu'elle commence à perdre un peu les pédales, tiraill{Photo 2 de The Strange Vice of Mrs Wardh} ée entre Jean qui la harcèle et le voyeur qui veut la faire chanter. Il ne faut pas oublier non plus l'assassin qui rôde. Il s'attaque aux jolies jeunes filles et Julie en est justement une.

THE STRANGE VICE OF MRS WARDH est le premier giallo signé Sergio Martino, encore tout jeunot à l'époque (29 ans). Pour son premier thriller, il est épaulé par un casting d'enfer. George Hilton, Ivan Rassimov et Alberto de Mendoza livrent une interprétation à la hauteur mais on remarque bien entendu principalement Edwige Fenech qui est absolument superbe. Elle apparaît dans presque toutes les scènes et est terriblement sensuelle. Emportée dans un complot auquel elle ne comprend rien, Edwige Fenech interprète parfaitement la frêle Julie qu'on a envie de protéger. Elle semble néanmoins répéter le rô{Photo 3 de The Strange Vice of Mrs Wardh} le qu'elle endossa un an plus tard dans l'excellent TOUTES LES COULEURS DU VICE. Sur ce point, STRANGE VICE apparaît moins abouti que TOUTES LES COULEURS DU VICE, principalement parce que la dégradation de l'état mental de Julie est moins évidente à accepter. Par conséquent, STRANGE VICE pourrait apparaître aux yeux de certains comme une sorte de brouillon de TOUTES LES COULEURS.

Sergio Martino nous livre malgré tout quelques scènes de suspense impressionnantes. Bien sûr, on pense à celle où Edwige Fenech est attaquée dans un parking souterrain par l'assassin. Et le fait qu'elle soit en jupe très, très courte ne gâche rien au plaisir, évidemment... Néanmoins, c'est surtout l'excellent final que l'on retiendra. Julie est seule, en danger, et sa vie dépend de l'arrivée de George qui s'est absenté pour aller chercher un médecin. Alors que l'on suit la voiture des deux hommes qui s'approche de plus en plus de la maison isolée dans la montagne, Sergio Martino fait monter la tension en nous laissant entendre les battements de cœur de la jeune femme qui deviennent de moins en moins réguliers et fréquents.

Le film dispose également de deux scènes étonnantes durant lesquelles nous assistons aux jeux SM auxquels s'adonnent les personnages d'Ivan Rassimov et d'Edwige Fenech. Ces séquences sont censées justifier le titre et surtout le fameux « vice » de Mme Wardh. Elles apparaissent finalement plutôt gratuites et leur présence inutiles si ce n'est qu'elles sont très belles et magnifiquement mise en scène. Ivan Rassimov est un acteur au charisme étrange et l'on ne sait jamais s'il est séduisant ou terrifiant. Il s'avère donc parfait dans ce rôle où il malmène sa belle. Ces deux séquences très courtes sont également superbement servies par une très jolie musique.

L'intrigue est quant à elle savamment distillée. Jamais redondant, le scénario évite les temps morts et le rythme est soutenu. Il reste malheureusement un peu trop brouillon. La révélation finale est d'ailleurs trop vite expédiée et pas très cohérente. Les trois suspects ont tous eu au moins une fois Edwige Fenech dans leur lit mais ne sont intéressés que par son argent... Pourquoi ne pas vouloir posséder le beurre, l'argent du beurre ET la crémière, en particulier lorsqu'elle est aussi jolie ?... Cela reste un mystère. Il en résulte un film pas très logique mais très efficace, malgré tout.

André Quintaine
22/12/2009
Cet article est paru dans Sueurs Froides n°26
Cliquer ici pour télécharger ce numéro
Bookmark and Share

Page précédente    Revenir en haut de la page    Imprimer   

Sueurs Froides.fr > Critique > Retrospective
AUTEUR DE L'ARTICLE: André Quintaine
SES DERNIERS ARTICLESSES FILMS FETICHES
Sandy Blanco
Avant l'Aube
Planet of Dinosaurs
Bad Boy Bubby
Amusement
Frayeurs
Freaks
Les Griffes de la Nuit
Made in Britain
Massacre à la Tronçonneuse

Vous aimez The Strange Vice of Mrs Wardh ?
Trailer The Strange Vice of Mrs Wardh
Tags du film
Giallo
Moteur de recherche