Twixt


ORIGINE
USA
Twixt Affiche

ANNEE
2011
REALISATION
Francis Ford Coppola
INTERPRETES
Val Kilmer
Bruce Dern
Ben Chaplin
Elle Fanning
Joanne Whalley....
Critique Twixt
{Photo 1 de Twixt} En panne d'inspiration, un écrivain passe dans une petite bourgade américaine pour promouvoir son dernier ouvrage. Sur place, le shérif lui demande son aide pour résoudre une étrange affaire. Les rêves de l'auteur s'imprégnant de l'atmosphère locale, il mène son enquête dans un climat de plus en plus mystérieux.

Il y a des cinéastes que l'on ne présente plus tant leur œuvre a marqué au fer rouge la mémoire des cinéphiles et a défini tout un pan de la culture cinématographique. Francis Ford Coppola est de ceux-là. De ce fait, rappeler que chacun de ses longs-métrages est attendu au tournant relève de l'euphémisme. Cependant, il convient de ménager ses attentes: Coppola ne semble plus avoir l'ambition de sortir un APOCALYPSE NOW ou un PARRAIN à chaque fois. Le cinéaste n'a maintenant plus rien à prouver et paraît se laisser a{Photo 2 de Twixt} ller à de l'expérimentation.

Ici, avec TWIXT, il signe son premier tournage où il utilise la technologie de la 3D. Cette dernière semble être restreinte à des moments bien précis du film, puisqu'il n'est pas entièrement tourné en relief. Hélas, projeté en 2D à Gérardmer, il est difficile de juger du résultat de cette technique sur le film. Tout au plus, on se contente de supposer que les moments en question correspondent aux rêves dans lesquels évolue l'auteur Hall Baltimore, joué par Val Kilmer, connu pour avoir été le Batman de BATMAN FOREVER, mais aussi un rival de Tom Cruise dans TOP GUN.

Cependant, si le réalisateur n'est pas un novice en matière de cinéma fantastique (son DRACULA avec Gary Oldman a déjà marqué une génération), le domaine de l'onirisme est, en revanche, une nouveauté. On est même surpris de constater que{Photo 3 de Twixt} le réalisateur semble côtoyer l'univers de David Lynch. En effet, les déambulations de Baltimore évoquent, par moment, l'enquête de Dale Cooper (l'agent fédéral chargé de résoudre l'affaire Laura Palmer à TWIN PEAKS) et l'étrangeté de certaines scènes, comme la rencontre avec les jeunes gens au look de rocker, n'aurait pas détonné dans BLUE VELVET, le métrage où le style de Lynch est le plus abouti.

De ce fait, les amateurs de Coppola se sentiront dépaysés tant l'ambition de TWIXT est à mille lieues de ses précédents métrages. La trace du cinéaste ne paraît se résumer qu'à plusieurs similitudes, qui résonnent en obsession dans son œuvre, comme l'oppression de son personnage principal et son sentiment de perdition. Nous retrouvons le premier point dans la saga mafieuse où les PARRAIN successifs (que ce soit Marlon Brando ou{Photo 4 de Twixt} Al Pacino) affrontent plusieurs forces en action telles que la Police ou les gangsters rivaux, ou encore TUCKER qui narre les actions d'un constructeur automobile pour mener à terme ses projets. Pour la seconde thématique, il suffit de citer APOCALYPSE NOW où Martin Sheen en soldat américain est sur le point de perdre la raison durant sa mission.

Dès lors, en regardant de plus près l'enquête de Baltimore, on remarque que lui aussi se sent oppressé de toutes parts. Notre écrivain doit faire face à plusieurs échéances, comme celle de rendre une idée de roman à son auteur, alors que le shérif s'évertue à lui tirer les vers du nez pour connaître ses nouvelles pistes. Quant aux scènes de ses rêves, elles parviennent, elles, à nous faire partager son sentiment d'errance.

Néanmoins, et c'en est presque inévitable, en faisant appel à deux formes de mise en image, nous avons l'impression que Coppola nous offre un métrage un peu bancal. En effet, si d'un côté, il expérimente un nouveau domaine, de l'autre il semble se laisser aller (pour ne pas dire « bâcler ») dans les scènes dites « réelles » avec une photographie banale... alors qu'il effectue un travail très soigné des cadres. On souligne, à cet égard, que Kilmer semble cloîtré dans les décors, que ce soit sa chambre qui lui paraît trop petite (l'acteur accusant plusieurs kilos superflus) ou les bâtisses abandonnées, dont chaque planche cloutée barrant une porte, apparaît comme un nouvel obstacle à franchir.

En état, TWIXT n'a rien d'un ratage, mais il ne faut pas s'attendre à un résultat qui arrive à la cheville d'un DRACULA. Coppola nous livre un film mineur dans une carrière très imposante, tout au plus.

André Côte
10/04/2012
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AUTEUR DE L'ARTICLE: André Côte
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