Vacuum Killer


ORIGINE
Belgique
Vacuum Killer Affiche

ANNEE
2006
REALISATION

Doctor Chris

INTERPRETES
Christopher Larnot
Jacques Verbist
Aldo Palucci
Critique Vacuum Killer
{Photo 1 de Vacuum Killer} Après CALVAIRE de Fabrice de Welz (2005) ou C'EST ARRIVE PRES DE CHEZ VOUS de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde (1992), la Belgique nous envoie un autre film barré: vacuum killer. Ce dernier étant réalisé par Christopher Larnot alias Doctor Chris qui tient donc la tête d'affiche de ce film amateur.

Une femme de ménage, travaillant dans une majore de l'industrie du disque, se fait virer . Désespérée, elle se suicide. Chris, son fils, assistant en laboratoire tente de la ressusciter mais l'expérience tourne au drame. Blessé gravement au bras droit, il se réfugie chez Jim Lalien, son ami dealer. Il se drogue pour atténuer la douleur. Dans un moment de folie, il se greffe un aspirateur à l'avant bras et se transforme en justicier vengeur: le vacuum k{Photo 2 de Vacuum Killer} iller.

La première réalisation de Doctor Chris nous place d'emblée dans le contexte. Dans le générique, les noms apparaissent flous puis deviennent parfaitement visibles comme si on sortait du sommeil en nous demandant ce qu'il va nous arriver. Sur ce point, rien de plus inattendu que la première scène (le jeu « tuer, c'est gagné », un jeu de roulette russe). Dès le début du film le ton est donné, le réalisateur critique la déontologie et l'éthique, ce qu'on doit montrer, les limites à tenir à l'image, en nous diffusant des émissions débile, juste là pour faire de l'audience. Mais ce n'est pas tout, Chris Larnot dénonce aussi la science (on voit le grand scientifique disserter sur sa théorie qui sera la « plus grande découverte qui soit » et ainsi devenir « le{Photo 3 de Vacuum Killer} s maîtres de l'univers ») ; l'industrie musicale: le vacuum killer tue le patron qui a renvoyé sa mère puis lui fourre un vinyle dans l'arrière train, le transformant ainsi en « juke-box » . Pour finir, les punks:ils agressent un clochard à la fin du film. On remarque même un retour à une certaine censure: le facteur vérifie les lettres qu'il doit livrer et jette les moins intéressantes (avis mortuaire par exemple).

Le point fort de ce film réside dans ses personnages totalement déjantés, mais ayant tous leurs caractères propres (le rôle énorme du facteur, le père alcoolique, le directeur misogyne...), mais pas forcément bien joués (les acteurs sont aussi mous que dans un film français. « Regarde maman....elle est morte » s'exclame le protagoniste à son père{Photo 4 de Vacuum Killer} . « Tant mieux, c'est la fête » lui répond ce dernier avant de se faire fracasser le crâne à coup de bouteille)). L'idée intéressante de ce métrage est de faire du protagoniste, une sorte de super héros justicier. A ce titre, on peut scinder le film en 2 parties distinctes: mise à plat de la vie du héros dans un premier temps puis la transformation du héros en super héros. La scène où le vacuum killer se greffe l'aspirateur sur le bras fait penser à la scène ou Bruce Campbell (dans EVIL DEAD de Sam Raimi) se greffe une tronçonneuse à la place de son bras. Lorsque le héros se venge, à chaque meurtres, il vomit (le tuyau d'aspirateur débouche entre ses omoplates), comme s'il se purifiait de tout le sang aspirer à la victime.

Nous pouvons regretter, cependant, le vide de l'histoire (en même temps, c'est un film Z amateur, on ne s'attendait pas à une histoire très poussée non plus). Les meurtres sont originaux (les meurtres à l'aspirateur ne courent pas les rues) mais sont malheureusement, pour certains, commis hors champs. La musique est présente du début à la fin du métrage (on ne doit avoir, dans tout le film, environ 5 ou 6 minutes sans musique), ce qui devient assez barbant et rend les dialogues quasiment inaudible à certains moment.

VACUUM KILLER est un film Z amateur complètement barré mais qui laisse présager du meilleur quant à son réalisateur, plein de promesse. Il est dommage que ce film ne soit pas plus connu du grand public, qui lui, préfère les films politiquement corrects. Il ne sait pas ce qu'il rate....

Mickaël Benayen
22/12/2009
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AUTEUR DE L'ARTICLE: Mickaël Benayen
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