Wake Wood


ORIGINE
Grande Bretagne
Wake Wood Affiche

ANNEE
2011
REALISATION
David Keating
INTERPRETES
Eva Birthistle
Aidan Gillen
Ella Connolly
Timothy Spall
Amelia Crowley
Critique Wake Wood
{Photo 1 de Wake Wood} Après une vingtaine d'années d'inactivité sur les grands écrans, la légendaire compagnie Hammer est revenue à ses amours en proposant, en 2008, un BEYOND THE RAVE tourné directement en vidéo. Après le remake de LET THE RIGHT ONE IN, la firme britannique enchaine avec une poignée de titres dont ce WAKE WOOD quelque peu décevant en regard des attentes (sans doute disproportionnées) mais néanmoins suffisamment sympathique pour se déguster comme une honnête série B.

L'intrigue, sous l'évidente inspiration de SIMETIERRE et THE WICKER MAN, prend place dans la petite bourgade de Wakewood où viennent d'emménager le vétérinaire Patrick et son épouse pharmacienne, Louise. Le couple est venu s'installer dans ce bled perdu pour faire leur deuil suite au décès de leur petite fille, Alice, tuée par un chien agressif. Acceptés dans la commun{Photo 2 de Wake Wood} auté, Patrick et Louise en apprennent bientôt le secret : les anciens du village connaissent des rites païens oubliés permettant de rappeler, pour trois jours, les personnes récemment décédées dans le monde des vivants. Le couple souhaite aussitôt ramener à la vie Alice afin de pouvoir lui dire « au-revoir » dignement mais certains habitants de Wakewood s'y oppose. Toutefois, Patrick et Louise réussissent à convaincre le chef du village et la cérémonie a finalement lieu. Malheureusement, il y a un prix à payer pour cette résurrection et des règles à respecter, auxquelles les parents éprouvés ne sont peut être pas prêt à se plier.

Le grand retour de la Hammer se révèle, en définitive, d'un traditionalisme à la fois rassurant et frustrant. Rassurant car WAKE WOOD s'inscrit dans un registre aujourd'hui peu fréquenté, celui de l'{Photo 3 de Wake Wood} horreur rurale dans laquelle le spectateur est invité à découvrir les secrets terrifiants d'une petite communauté enfermée dans des codes d'un autre âge. Les clichés coutumiers répondent par conséquent présents et provoquent fatalement une certaine frustration, le métrage ne s'écartant jamais d'un schéma linéaire et très prévisible. Une tendance encore plus sensible dans sa seconde moitié qui vire au slasher forestier avec cette enfant démoniaque commettant divers meurtres. Si cette deuxième partie verse dans une horreur un peu facile et déjà vue trop souvent, on apprécie par contre la progression toute en lenteur étudiée des trois premiers quarts d'heure et la caractérisation étonnamment travaillée des personnages principaux. Les performances des interprètes s'avèrent d'ailleurs à la hauteur et sont pour beaucoup dans la réussit{Photo 4 de Wake Wood} e (certes relative) de WAKE WOOD. Notons ainsi la très inquiétante Ella Connoly dans le rôle de la petite fille zombie, Alice, et la présence de Timothy Spall (LE DISCOURS D'UN ROI, la saga HARRY POTTER) en maître de cérémonie païenne. WAKE WOOD se montre également rafraichissant en osant la carte du pur premier degré (pas la moindre trace d'humour à déplorer) et du réalisme en oubliant les teenagers écervelés et les bimbos au profit de véritables « personnes » qui agissent de manière généralement censée et réfléchie.

Uniquement connu pour une comédie datant de 1996 (LE DERNIER DES GRANDS ROIS), David Keating emballe le métrage sans beaucoup d'invention mais avec un solide professionnalisme. Il opte pour un classicisme nostalgique entrecoupé de quelques scènes plus originales, en particulier l'impressionnant rituel païen permettant la résurrection des morts, sans conteste le moment fort du film.

Sans se hisser à la hauteur de nos attentes (une fois encore, probablement trop élevées), WAKE WOOD constitue une honnête addition aux nombreuses productions proposées par la mythique firme Hammer. Le film, quelque peu anachronique, aurait sans doute davantage eut sa place dans les années '80 mais s'avère néanmoins agréable à condition d'accepter son scénario (trop) convenu et son rythme un peu lent. Un retour en demi teinte mais, au final, suffisamment plaisant pour redonner confiance aux amateurs de la Hammer.

Retrouvez nos chroniques du BIFFF 2011.

Retrouvez nos chroniques de l'Etrange Festival 2011.

Frédéric Pizzoferrato
03/05/2011
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Sueurs Froides.fr > Critique > Review
AUTEUR DE L'ARTICLE: Frédéric Pizzoferrato
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