White Fire


ORIGINE
France, Turquie, Angleterre
White Fire Affiche

ANNEE
1984
REALISATION

Jean-Marie Pallardy

INTERPRETES
Robert Ginty
Fred Williamson
Belinda Mayne
Jess Hahn
Mirella Banti
AUTEUR DE L'ARTICLE: Sophie Schweitzer
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Critique White Fire
{Photo 1 de White Fire} Mike et Ingrid, deux orphelins qui ont vu leurs parents mourir sous leurs yeux lors d'un coup qui a mal tourné, se retrouvent au cœur d'un trafic de diamants en Turquie. Lassée de cette vie, Ingrid voudrait quitter la Turquie et, pour ce faire, projette de voler le « White fire », le plus gros diamant du monde que son patron vient de découvrir. Face à ce plan, Mike est des plus réticents, craignant pour leurs vies.

Derrière WHITE FIRE il y a Jean-Marie Pallardy, réalisateur haut en couleurs qui a commencé sa carrière dans l'érotisme (on retrouve notamment son savoir-faire dans la scène de la piscine).{Photo 2 de White Fire} Hormis le genre olé-olé, il tentera par deux fois une incursion dans la réalisation de films d'action : le WHITE FIRE qui nous occupe ici, polar mêlé d'exotisme et d'aventure, et OVERDOSE, romance sur fond de trafic de drogue. Ces deux œuvres, si elles ne lui apportent pas la gloire, permettent à Jean-Marie Palardy d'acquérir le douteux statut de réalisateur culte auprès des amateurs de nanars. Sa signature sur le scénario d'UN INDIEN DANS LA VILLE est sa seule contribution à un cinéma plus mainstream.

Tentative de blockbuster à la française, WHITE FIRE a trouvé un casting à la hauteur de ses ambitio{Photo 3 de White Fire} ns avec une belle brochette d'acteurs rompus à la série B : Robert Ginty, ancien de la série « Les Têtes brûlées », Fred Williamson, rescapé d'innombrables films de blaxploitation, Jess Hahn, acteur américain échoué en France à la carrière très hétéroclite et, enfin, Gordon Mitchell, l'ancien monsieur muscle échappé de nombreux péplums italiens qui tient ici le rôle du vilain patron prêt à tout pour garder le diamant. Cette distribution étonnante est soutenue par une bande-son qui l'est plus encore pour un film d'action : très disco et dansante, on est loin de l'atmosphère d'un polar, tout exotique soit-il.{Photo 4 de White Fire} De la Turquie, où le film a pourtant été tourné, on ne voit que très peu de choses hormis quelques plans et zooms maladroits sur les paysages d'Istanbul. Jean-Marie Pallardy mettra plus tard sur le dos de la censure turque tatillonne cette absence de couleur locale. Quant à la corruption, celle-ci est bien largement évoquée dans le film, notamment par la présence d'un policier à l'attitude plus que déconcertante. Le ton est cependant tellement poussif que c'est plus drôle que crédible.

WHITE FIRE est un film inoubliable. Qu'on en juge : une relation étonnante entre un frère et une sœur, (c'est le moins qu'on puisse dire mais qui sommes-nous pour juger ?) un rebondissement totalement inattendu et pas mal tordu en milieu de film, des méchants plus horribles les uns que les autres, une galerie de personnages vraiment « trop » et une sorte de clip romantique noyé dans tout ça. Touchant par la sincérité de son réalisateur qui mélange humour et premier degré, WHITE FIRE est un film généreux dans tous les sens du terme qui échoue malheureusement dans les grandes largeurs à égaler ses modèles américains.



La sortie DVD de ce film longtemps invisible permet enfin à chacun de savourer ce maître-étalon du nanar.

Sophie Schweitzer
15/03/2019
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Tags du film
Nanar, cambriolage, aventure,
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