Tokyo X Erotica & Empty Room


Deux direct-to-video japonais, deux instantanés tournés en 2001, deux visions du pinku eiga.
Ce qui frappe dans les deux productions pinku dont nous traitons ci-dessous, c'est la différence d'approche entre le cinéma érotique occidental et nippon. Ici, le sexe est au service d'un questionnement sur la société. Il ne s'agit pas de films destinés à la seule excitation sexuelle du spectateur. En effet, le sexe y est souvent malheureux, insatisfaisant et désincarné. La mise en image des séquences de baise (on ne peut parler d'amour ou de sentiment) évite d'ailleurs le démonstratif. D'une part, la censure japonaise, classiquement pointilleuse, ne le permettrait pas (on ne voit aucune nudité frontale) mais surtout, ce n'est pas le but des réalisateurs. Le sexe est le passage obligé de ce type de production, le produit d'appel pour le consommateur, mais il est plus un moyen qu'une fin. On ne trouve donc, aucun plan importé de la grammaire pornographique. Les réalisateurs ne cherchent même pas à approcher au plus près le corps de leurs acteurs : l'acte (simulé) est souvent filmé en plan large le montage reste très statique. Et puis, imaginerait-on un film érotique européen s'attarder sur les difficultés érectiles d'un homme en compagnie d'une prostituée ?
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